Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Il avait refusé de signer un document condamnant le dalaï lama

    Tibet: L’abbé d’un monastère du bouddhisme tibétain a quitté ses fonctions

    Lhassa, 3 juin 2007 (Apic) L’abbé d’un important monastère du bouddhisme tibétain a dû quitter ses fonctions après avoir refusé de signer un texte que lui présentait les autorités chinoises et qui condamnait le dalaï lama. Cette information a été délivrée par Radio Free Asia (RFA) le 30 mai dernier.

    "J’ai parlé ouvertement et j’ai refusé de signer. J’ai dit que je ne signerai pas, même si je devais en payer le prix et être condamné à la prison ou à la peine de mort devant un tribunal", a déclaré Khenpo Tsanor, 70 ans, abbé du monastère de Dungkyab, dont les propos ont été rapporté par le service en tibétain de RFA, et repris par l’agence "Eglises d’Asie". Situé dans le district de Gade (Gande, en chinois) de la préfecture tibétaine de Golog, dans la province du Qinghai, Dungkyab a été fondé en 1837 et abrite aujourd’hui environ 200 moines.

    Khenpo Tsanor a précisé qu’il avait officiellement démissionné de ses fonctions à la mi-mai. "J’ai eu en main les documents que le gouvernement voulait que je signe. Il y était écrit que le dalaï lama devait être minutieusement critiqué et son attitude séparatiste condamnée. Je n’ai pas voulu signer, sachant pertinemment que je serai traduit en justice pour cela. Ils ont fait pression sur moi en menaçant de fermer le monastère si je m’obstinais à refuser de signer", a-t-il précisé, ajoutant que des officiels lui ont demandé s’il acceptait de démissionner de ses fonctions. "J’ai accepté étant donné que je n’avais pas d’autre choix."

    Campagne de rééducation patriotique

    Toujours selon RFA, le Bureau des Affaires religieuses de Gande a décliné tout commentaire, mais d’autres officiels de la localité ont confirmé l’information. Ils ont précisé que les autorités mettaient en place une campagne de rééducation patriotique visant à faire de Dungkyab un monastère "modèle", formé de moines loyaux à la Chine. "Les gens disaient que les moines de Dungkyab refusaient d’accepter les documents relatifs à la campagne de rééducation patriotique. Le problème a été discuté cette année et il a été décidé de mettre fin à cette situation", a expliqué un officiel, ajoutant que nombreux étaient les monastères qui devaient être "évalués" et amenés à accepter la politique gouvernementale.

    En mars dernier, rappelle "Eglises d’Asie", les moines d’un autre important monastère du bouddhisme tibétain, celui de Labrang, dans la province du Gansu, se sont plaints des pressions et de la surveillance dont ils faisaient l’objet. Selon un des moines, les autorités exercent de très fortes pressions pour qu’ils dénoncent le leader spirituel des bouddhistes tibétains, exilé en Inde depuis 1959. (apic/eda/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus