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    Aeroport-Illustration

    Philippines: Une fausse missionnaire arrêtée pour trafic d’êtres humains

    Sous couvert de voyage missionnaire en Thaïlande, une femme a été arrêtée début avril aux Philippines pour traite humaine. Les trafiquants d'êtres humains ne manquent pas d’imagination pour contourner les contrôles aux frontières: ils se font notamment passer pour des missionnaires ou des pèlerins, souvent chrétiens.

    «L’habit ne fait pas le moine», le proverbe bien connu a dû être la devise des polices philippine et thaïlandaise. Elles ont révélé, après des enquêtes et des écoutes téléphoniques, que des trafiquants d’êtres humains passaient les contrôles aéroportuaires en se faisant passer pour des pèlerins ou des missionnaires, notamment chrétiens. Les services ont constaté une hausse des couvertures religieuses dans la pratique des activités de traite humaine.

    La police philippine a récemment signalé que trois femmes âgées de 50 23 et 25 ans, qui se présentant comme missionnaires, ont tenté d'embarquer sur un vol à destination de Singapour, avec escale en Thaïlande. Les fausses chrétiennes se sont dites «volontaires appartenant à l'Église catholique, pour l'œuvre missionnaire en Thaïlande». Au vu de certaines incohérences dans leurs documents, et après des recherches et des interrogatoires supplémentaires, les fausses missionnaires ont été démasquées: la femme la plus âgée, qui prétendait être une «prêcheuse», faisait partie des organisateurs d'un trafic de femmes vers la Thaïlande. Séduites par un emploi d'enseignante, les deux jeunes femmes qui l’accompagnaient seraient tombées dans un réseau de prostitution.

    998 victimes enregistrée en 2024 aux Philippines

    L'action policière coordonnée entre les frontières des pays d'Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Thaïlande et Cambodge) a permis l'arrestation de passeurs impliqués dans des réseaux de trafiquants. Dans son rapport de fin 2024, le Bureau de l'immigration des Philippines a signalé 998 victimes de la traite des êtres humains au cours de l'année. Les autorités ont identifié des couvertures souvent utilisées tels que les pèlerinages, les mariages arrangés et la maternité de substitution. Le phénomène est mondial et touche toutes les régions du monde (voir encadré).

    Le Père Bryand Restituto, assistant du secrétaire général de la Conférence épiscopale des Philippines, a fermement condamné les individus et les réseaux de trafiquants qui exploitent les populations vulnérables et utilisent le langage, les vêtements et les pratiques religieuses présumées pour commettre des actes criminels.

    Aux Philippines, le Mouvement interreligieux philippin contre la traite des êtres humains (PIMAHT) – rassemblant des représentants des principales communautés chrétiennes, musulmanes et bouddhistes – a salué les efforts de la police et du gouvernement et a confirmé leur engagement à lutter contre le phénomène de la traite et de l'exploitation sexuelle des enfants.

    Le réseau Talitha Kum

    En Thaïlande, parmi les religieuses engagées dans la lutte contre la traite, sœur Marie Agnes Buasap, des Sœurs Hospitalières de Saint-Paul de Chartres, en tant que coordinatrice du réseau Talitha Kum Thaïlande, promeut un travail de sensibilisation auprès des jeunes des familles, des enseignants et des éducateurs. Talitha Kum est également impliquée dans l'accueil et la réinsertion des victimes de la traite des êtres humains. (cath.ch/fides/onu/bh)

    3 milliards de dollars de revenus
    En Suisse, en 2023, la Plateforme Traite a recensé 197 victimes de traite d'êtres humains, soit 11% de plus qu'en 2022. Même si la hausse du nombre de victimes masculines s'est poursuivie, les femmes représentent toujours la grande majorité des victimes (75,5%).
    En 2023, selon un estimation de l'ONU, la traite d'êtres humains serait la troisième activité illégale la plus lucrative au monde. Aucune région n’est épargnée par ce fléau. Selon les dernières estimations mondiales, 49,6 millions de personnes sont contraintes de travailler ou de se marier chaque jour, soit 25% de plus qu’en 2016. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la traite des êtres humains rapporterait environ 3 milliards de dollars par an aux groupes criminels.
    Les femmes et les jeunes filles sont touchées de manière disproportionnée - elles représentent plus de 70 % de toutes les victimes détectées dans le monde, forcées à la prostitution ou au mariage. BH

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