Thaïlande: libération de 79 jeunes victimes de la prostitution (100792)
Fribourg, 10 juillet (APIC) 79 jeunes filles Birmanes, dont 12 mineures,
ont été libérées mardi 7 juillet lors d’un raid opéré par les forces de police thaïlandaises appartenant à la Division pour la suppression du crime.
Une partie des victimes avaient été enlevées par des trafiquants et séquestrées dans des maisons closes. Battues, mal nourries, elles étaient maintenues derrière des fils de fer barbelés.
L’opération Suisse "coup de poing", à laquelle participait la "Foundation for children", soutenue par l’Association suisse François-Xavier Bagnoud, est la plus vaste jamais organisée dans le pays, rapporte le quotidien "The Nation" de Bangkok. Elle fait suite à une enquête menée sur les
lieux de détention par un journaliste lausannois mandaté par le comité international pour la dignité de l’enfant (CIDE). Les investigations de l’enquêteur du CIDE ont établi que dans les régions reculées et non touristiques du pays, la prostitution forcée faisait l’objet d’un marché régulier.
Au cours d’une enquête de plusieurs semaines, le journaliste suisse a
recueilli de nombreux témoignages confirmant des rumeurs alarmantes selon
lesquelles certaines prostituées seraient tout simplement exécutées par les
trafiquants lorsque leur état de santé était défaillant, en particulier si
un test sanguin révélait leur séropositivité.
De retour en Suisse, l’enquêteur du CIDE à établi un rapport détaillé
qui a été transmis aux hautes autorités thaïlandaises en les priant de faire libérer dans les plus brefs délais les victimes de cette prostitution
forcée.
Dans son édition de vendredi, "The Nation" explique que, alerté par une
Agence suisse pour la protection de l’enfant, le gouvernement a déclenché
avec succès une vaste opération de police qui a permis la libération de 79
victimes.
Le CIDE se déclare particulièrement satisfait de la collaboration engagée avec les autorités thaïlandaises. Un répresentant du Comité va immédiatement se rendre à Bangkok pour l’identification des victimes et pour s’entretenir avec un membre du gouvernement. Il s’agira de mettre sur pied un
programme de réinsertion de ces jeunes filles. Diverses organisations caritatives mettront à disposition leur infrastructure. Parmi elles, la fondation F.X. Bagnoud, qui a déjà un programme sur place, s’est déclarée prête
à apporter toute contribution nécessaire. (apic/cide/ak)