Les personnes, "des objets sexuels bon marché"
Bangkok, 11juillet(APIC) Les évêques catholiques de Thaïlande condamnent
le tourisme sexuel dans le pays. Des jeune gens et des jeunes filles les
régions rurales sont attirés dans la capitale, "où ils ne sont vus que comme des objets sexuels bon marché", soulignent-t-ils dans une lettre pastorale publiée à Bangkok. Les relations sexuelles sont ravalées au range de
marchandise que l’on peut acheter et vendre à son gré.
"les valeurs éthiques sont remplacées par des considérations économiques", relèvent les évêques thaïlandais. On juge inutile de parler des maladies qui menacent la vie", comme le sida, déplorent-ils. "L’avidité du
gain" fait passer toutes les autres considérations à l’arrière-plan. Les
évêques soulignent que ce n’est pas le tourisme de masse en lui-même qu’il
faut condamner, mais ses excès.
"Si le commerce et la recherche de profits dictent les conditions du
tourisme, le résultat en est une tragique exploitation des hommes et de la
nature", relèvent les évêques thaïlandais. La protection de la nature reste
souvent en arrière lorsque l’on parle de développement. Les atteintes portées surtout par l’industrie du tourisme aux forêts, aux régions côtières,
aux fleuves, aux plantes, aux poissons et "en général à toutes les ressources naturelles", sont inimaginables, affirment les évêques. La croissance
constante de l’industrie du tourisme, si elle crée des places de travail et
augmente par conséquent le bien-être, fait des dégâts irréparables, constatent-ils.
Les évêques thaïlandais déplorent le fait que le tourisme de masse ne
favorise pas la rencontre en profondeur avec d’autres pays, leurs populations et leurs cultures. Ils appellent les responsables à "fonder le tourisme de masse sur les principes éprouvés de notre héritage sacré et de
notre dignité en tant que personne". Ils exhortent tous les parents à protéger leurs enfants de l’exploitation. (apic/kna/am/cor)