après le "synode" des laïcs de Lugano
Lugano, 27septembre(APIC/Bernadette Dubois) "C’était un abus de confiance
d’appeler synode ce qui n’était qu’un symposium de quelques personnes. De
plus cela crée une ambiguïté dans l’opinion publique", c’est ainsi que Mgr
Eugenio Corecco, évêque de Lugano, juge le "synode" des laïcs intitulé
"Clergé et peuple de Dieu" qui n’a réuni que des laïcs à Lugano du 23 au 25
septembre. Mgr Corecco a exposé à l’agence APIC le problème que soulevait
cette dénomination.
Pour Mgr Corecco le problème se situe à deux niveaux. Premièrement,
"pour être un synode, il faut s’insérer dans une structure ecclésiologique
existante : un diocèse, une conférence des évêques ou l’Eglise universelle.
Ce n’était pas le cas à Lugano, puisque c’était une initiative privée de
quelques personnes". Deuxièmement, "l’Eglise catholique ne connaît pas de
"synode des laïcs", terme qui correspond mieux à l’image protestante de
l’Eglise".
D’autre part, pour Mgr Corecco, les résolutions du "synode" mettent
"trop en évidence le sacerdoce commun des chrétiens et le sépare de façon
radicale du sacerdoce ministériel. Il faut souligner le sacerdoce commun,
comme l’a fait le Concile Vatican II, mais il n’y a pas que cela". De fait,
"les résolutions ne sont pas valables, car elles sont fondées sur une fausse interprétation du dernier Synode des évêques. Celui-ci n’avaient pas
renforcé la différence entre sacerdoce commun et sacerdoce ministériel".
(apic/bd)