Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    scolaires et religieuses paralysées depuis trois semaines

    Territoires occupés: Toutes les activités économiques, (040291)

    Les Eglises de Jérusalem lancent un appel aux Caritas du monde entier

    Jérusalem, 4février(APIC) Face au couvre-feu total imposé depuis la mijanvier à l’ensemble des Territoires occupés - une punition collective qui

    paralyse depuis plus d’un mois toutes les activités économiques, scolaires,

    sanitaires et religieuses des populations palestiniennes - les Eglises

    chrétiennes de Jérusalem lancent mardi un dramatique appel à l’aide aux Caritas du monde entier. Elles demandent "non seulement du pain, mais la justice."

    "Les Territoires occupés - certaines localités depuis le 13 janvier déjà

    - sont totalement bouclés depuis le 17 janvier, et depuis ce temps-là, ils

    sont fermés littéralement comme une bouteille avec un bouchon... il est même interdit de se mettre à la fenêtre pour prendre le soleil, la situation

    des familles nombreuses confinées dans des pièces exiguës est dramatique!"

    Mgr Lutfi Laham, vicaire patriarcal grec-melkite catholique de Jérusalem,

    ne mâche pas ses mots. Dans une interview accordée lundi à l’Agence APIC,

    il lance un appel pressant à l’opinion publique internationale afin que le

    couvre-feu imposé à la population palestinienne soit levé immédiatement :

    "On est en train de faire de notre peuple un peuple mendiant et de pain et

    de justice!".

    On ne peut même pas enterrer décemment les morts

    Depuis pratiquement trois semaines consécutives, il n’y a plus de messes

    dominicales dans les paroisses de Bethléem, Beit Jalla, Beit Sahour, Ramallah, etc, et encore moins en semaine : "Il n’y a plus d’activités pastorales, tout est totalement paralysé", affirme Mgr Laham. Le responsable de la

    communauté gréco-catholique de Jérusalem et des Territoires occupés explique que les lieux de culte sont inaccessibles, tout comme les écoles, les

    bureaux, les champs ou les usines, sauf à Jérusalem. "On lève le couvre-feu

    tous les deux ou trois jours - au début seulement après 5 ou 6 jours - durant trois ou quatre heures, et on ne peut quitter les limites de la localité. Les conséquences sont dramatiques pour les familles, les enfants et

    les jeunes sans scolarité, les personnes âgées sans soins, les malades sans

    médicaments... il n’est même pas toujours possible d’enterrer correctement

    les personnes décédées!" C’est qu’il faut faire vite lorsque le couvre-feu

    est levé, demander de multiples permissions...

    Du point de vue économique, la situation est également très grave, car

    les familles n’ont plus aucune source de revenus, ne peuvent même plus sortir leur bétail ou cultiver leur propre jardin. Ceux qui n’ont plus

    d’épargne ne savent pas comment s’en sortir : "C’est une grande angoisse

    face au futur". Quant à la nomination comme ministre sans portefeuille de

    l’ancien général de Rahavam Zeevi, du parti Moledet (extrême-droite) qui

    prône la déportation massive des Palestiniens des Territoires occupés, Mgr

    Laham affirme que cela ne change pas grand’chose au niveau actuel de la répression.

    On ne se réjouit pas des SCUD qui tombent sur Israël

    Contrairement à ce qui s’écrit dans la presse, affirme le prélat, les

    Palestiniens ne se réjouissent pas vraiment des missiles irakiens SCUD qui

    tombent sur Israël: il y a même des familles arabes qui ont accueilli des

    familles juives dont les maisons ont été touchées par les attaques irakiennes. "On prête aux Arabes des sentiments selon lesquels ils seraient contents que les missiles tombent sur la population israélienne, affirme Mgr

    Laham, mais les Palestiniens, au fond d’eux-mêmes, ne soutiennent pas l’injustice commise contre le Koweit et ils ne se réjouissent pas non plus des

    bombardements irakiens; ils ont cependant un certain espoir que le cataclysme du Golfe puisse contribuer à résoudre leur problème... Malgré le

    fait que le monde n’est pas équitable envers les Palestiniens et qu’il utilise un "double standart" à notre égard, on ne peut pas applaudir une action inhumaine". (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus