Tchécoslovaquie : vives réactions du pouvoir suite à (140288)
Fraude et falsification"
Prague, 14février(APIC/CIP) Les autorités de Prague n’ont pas du tout
apprécié l’éclatant succès de la pétition en 31 points des catholiques de
Tchécoslovaquie demandant la cessation des interventions de l’Etat dans la
vie interne de l’Eglise et la pleine liberté religieuse. "Rude Pravo",
l’organe officiel du parti communiste tchécoslovaque, affirme que c’est
grâce à des falsifications de signatures et d’autres manoeuvres frauduleuses que l’on est arrivé à un tel nombre de signatures.
Cette pétition, partie en décembre dernier de la Moravie, au centre du
pays, a été signée le 4 janvier dernier par le cardinal Frantisek Tomasek,
archevêque de Prague, qui a demandé aux catholiques de la signer. Elle a
ensuite circulé en Slovaquie et en Bohème et aurait déjà atteint près de
200’000 signatures.
"Les représentants de l’Eglise slovaque illégale ont commencé fin
1987/début 1988 une campagne de récolte de signatures en Slovaquie, dans le
but de nuire aux discussions entre les représentants de l’Etat et de la
délégation du Vatican conduite par Mgr Francesco Colasuonno", écrit "Rude
Pravo" dans son édition du vendredi 12 février. "De nombreuses signatures
sont falsifiées, d’autres ont été obtenues par des manoeuvres frauduleuses", affirme l’organe du PC thécoslovaque. Ainsi les organisateurs de la
campagne de signatures auraient fait croire aux gens que cette initiative
était conforme aux lois en vigueur dans le pays. "Rude Pravo" accuse les
promoteurs de l’action d’être des gens "connus pour leur lutte contre l’unité de la Tchécoslovaquie et qui souhaitent un Etat cléricalo-fasciste".
(apic/kpr/be)