Une manifestation est prévue pour le 29 avril à Berne
Bratislava, 21avril(APIC) Le 25 mars dernier, les autorités tchèques ont
dissout la manifestation de Bratislava en faveur de la liberté religieuse
non seulement "parce qu’elle était interdite", mais aussi parce que les
médias occidentaux "auraient parlé d’une impuissance de l’Etat et d’un effondrement des structures du pouvoir". C’est du moins la constatation qu’a
faite le ministre slovaque de la culture Miroslav Valek mercredi à Bratislava à l’occasion d’une manifestation solennelle de l’organisation "Pacem
in terris", qui regroupe les prêtres proches du régime. Cette organisation
fêtait à la Maison de Syndicats le 25ème anniversaire de l’Encyclique
"Pacem in terris" que le pape Jean XXIII a consacrée à la paix dans le
monde.
Le ministre a avoué que "l’image du parti était ternie par la manifestation et ce qui s’était passé à Bratislava". On avait cependant décidé d’interdire la manifestation parce qu’elle n’était "qu’une partie d’une vaste
campagne", a relevé Miroslav Valek, avant d’ajouter : "On n’a pourtant fait
usage ni de matraques ni de chiens ni de gaz lacrimogènes. Il n’y a eu que
de l’eau et des véhicules".
Le ministre a déploré que "beaucoup d’entre nous et même d’entre vous
qui êtes présents ici, oui, même des gens de mon entourage ont plutôt tendance à croire les médias occidentaux que les nôtres". Il affirme avoir été
lui-même témoin oculaire des événements et prétend qu’il n’y a eu aucun excès de la part de la police. "Il y aurait naturellement eu aussi la possibilité de laisser la manifestation se dérouler sans intervenir. Et la police aurait pu vendre des bougies avec succès. Dans ce cas, on n’aurait pas
parlé des chiens, mais d’une victoire des croyants sur l’Etat", a ironisé
le ministre.
De leur côté, les Slovaques de l’étranger ont décidé d’organiser eux
aussi une manifestation réclamant la liberté religieuse dans leur pays.
L’Association des Slovaques en Suisse - dont le siège est à Zurich, manifestera le 29 avril au matin à Berne devant les bâtiments de la représentation diplomatique tchèque en Suisse. Des actions seront organisées en même
temps dans d’autres villes du monde. (apic/kpr/ym)