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    diplomatiques entre Prague et le Vatican

    Tchécoslovaquie: Reprise des relations

    Rupture des relations il y a exactement 40 ans

    Prague/Rome, 19avril(APIC) A deux jours de la visite du pape en Tchécoslovaquie, samedi et dimanche prochains, le Saint-Siège et le gouvernement

    de Prague ont rétabli le 19 avril leurs relations diplomatiques, interrompues en 1950, il a exactement 40 ans, ont annoncé jeudi la salle de presse

    du Vatican et l’agence de presse tchécoslovaque CTK.

    C’est le 16 mars 1950 en effet que le ministre des affaires étrangères

    intimait l’ordre à Mgr Ottavio de Liva, internonce à Prague, de quitter le

    pays dans les trois jours. Le Vatican et les autorités de Prague rétablissent aujourd’hui des relations diplomatiques au plus haut niveau; le SaintSiège sera ainsi représenté dans la capitale tchécoslovaque par une nonciature apostolique et la République fédérative de Tchécoslovaquie par une ambassade près le Saint-Siège à Rome.

    Dès le lendemain de la proclamation de la République tchécoslovaque, en

    1918, le gouvernement de Prague a cherché à nouer des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Celles-ci seront établies officiellement le 15

    mai 1920. Le premier nonce apostolique à Prague, Mgr Clemente Micara, restera en poste durant trois ans. Il sera relayé par trois autres prélats

    jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Après la parenthèse de la

    guerre, les relations seront rétablies en mars 1945, au niveau d’une internonciature (confiée à un nonce faisant fonction sans en avoir le titre) de

    la part du Saint-Siège et de légation (représentation diplmatique à défaut

    d’ambassade) de la part de la Tchécoslovaquie.

    L’avènement du régime communiste après "le coup de Prague" de 1948 allait déboucher sur la rupture des relations à l’initiative des autorités

    communistes. Aujourd’hui, on en revient à la situation prévalant à la veille de la dernière guerre. Le futur nonce apostolique résidera d’ailleurs

    dans la nonciature occupée par ses prédécesseurs et remise à disposition du

    Saint-Siège par les nouvelles autorités tchécoslovaques issues de la "révolution de velours", une révolution pacifique qui a changé du tout au tout

    les relations Eglise-Etat dans ce pays. Des années durant en effet, le Vatican s’était heurté à l’intransigeance des autorités qui voulaient imposer

    leurs candidats sur les sièges épiscopaux restés vacants pour cette raison

    durant de nombreuses années.

    Selon les données fournies par le Bureau central des statistiques de

    l’Eglise - arrêtées à la date du 31 décembre dernier - la Tchécoslovaquie

    compte 10 millions de catholiques, soit le 68 % de la population, répartis

    dans 13 diocèses et trois provinces ecclésiastiques constituées autour des

    sièges métropolitains de Prague (Bohème), Olomouc (Moravie) et Trnava (Slovaquie). L’annuaire du Vatican répertorie 4’429 paroisses, 2’902 prêtres

    diocésains, 446 religieux prêtres, 6’533 religieuses et 594 candidats au

    sacerdoce. Alors qu’il y a moins d’un an, seuls trois des 13 diocèses

    avaient un évêque à leur tête, tous les sièges épiscopaux sont aujourd’hui

    pourvus. Onze évêques ont été nommés par le pape Jean Paul II entre le 26

    juillet 1989 et le 14 février dernier. (apic/cic/jt/be)

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