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    Cri d’alarme des supérieures de Moravie et de Bohême

    Tchécoslovaquie : quel avenir pour les religieuses ? (130488)

    Rome, 13 avril (APIC/CIP) Selon des estimations datant de 1986, il n’y

    aurait plus en Bohême et en Moravie (Tchécoslovaquie) que 2.811

    religieuses, très âgées pour la plupart, puisque 80 % ont atteint l’âge de

    la retraite. En l’an 2000, elles ne seront plus que 1.400, et deux tiers

    d’entre elles auront plus de 60 ans. La situation est dramatique pour les

    responsables des communautés : la Bohême et la Moravie comptaient en 1950

    plus de 6.000 religieuses appartenant à 37 congrégations.

    Cette situation a amené les supérieures générales et provinciales de

    Bohême et de Moravie à lancer un véritable cri d’alarme, par le biais d’une

    lettre ouverte adressée à Radio Vatican.

    La lettre ne fournit aucune donnée récente sur la situation en

    Slovaquie. Tout ce que l’on sait, c’est que cette région comptait en 1950

    3.754 religieuses réparties en 20 congrégations. En Bohême et en Moravie,

    par contre, on sait que la situation est critique. Les supérieures

    générales et provinciales de ces deux régions signalent qu’elles ont

    adressé par trois fois une requête aux autorités, leur demandant de pouvoir

    accueillir des novices : en 1985 et en 1986, à l’adresse du gouvernement

    Strougal, et l’an dernier, auprès du president Husak. Aucune de ces

    requêtes n’a donné lieu à la moindre réaction.

    La lettre ouverte adressée à Radio Vatican explique que s’il n’est pas

    officiellement interdit de recevoir des novices en Tchécoslovaquie, cela

    est devenu pratiquement impossible depuis 1950 à la suite de "diverses

    interventions sévères".

    La lettre montre aussi que la chute du nombre des religieuses a une

    influence négative sur la vie sociale, même s’il est vrai que nombre

    d’entre elles sont encore aujourd’hui actives dans le secteur social ou

    elles exercent des tâches que peuvent difficilement assumer les laïcs ayant

    une famille. Les supérieures de Bohême et de Moravie font notamment valoir

    que le recrutement de novices permettrait de faire face à une pénurie de

    personnel dans les homes pour personnes âgées. (apic/cip/ym)

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