commencent à s’annoncer à leur évêque
Hradec Kralove, 17avril(APIC) Une vingtaine de prêtres "clandestins", ordonnés secrètement pour échapper à la persécution de la période communiste,
se sont déjà annoncés à l’évêque de Hradec Kralove, en Bohème orientale. En
Tchécoslovaquie, les prêtres de "l’Eglise du silence" avaient jusqu’au dimanche des rameaux pour s’annoncer auprès de l’ordinaire du lieu et clarifier leur statut, étant donné qu’il n’y a plus de raison aujourd’hui qu’ils
restent dans la clandestinité et hors de la pastorale officielle du diocèse. Il y aurait plusieurs centaines de prêtres "clandestins" dans tout le
pays, ainsi que des évêques, et une partie d’entre eux - ce qui fait
problème - sont mariés.
L’évêque de Hradec Kralove, Mgr Karel Otcenasek, a souligné dans une interview à l’agence catholique autrichienne "Kathpress" que la plupart de
ces prêtres ordonnés secrètement étaient déjà connus des autorités ecclésiastiques. Il s’est déclaré optimiste que ce problème "délicat et difficile" trouvera de "bonnes solutions". Il estime que dans cette question, il
faut faire preuve de beaucoup de sensibilité et de doigté et avoir un dialogue approfondi avec les personnes concernées. La Congrégation romaine
pour la doctrine de la foi du cardinal Ratzinger s’occupe depuis longtemps
du problème des prêtres ordonnés clandestinement durant la période communiste. Ils sont particulièrement nombreux dans l’ancienne Tchécoslovaquie.
Pas de "structures parallèles"
Il s’agit d’abord de savoir si les personnes concernées ont été validement ordonnées prêtres ou évêques et dans un second temps de voir dans
quelle mesure elles peuvent être intégrées à la vie de la communauté ecclésiale, l’Eglise ayant retrouvé aujourd’hui sa totale liberté d’organisation. De l’avis de l’Eglise officielle, l’existence de "structures parallèles" est tout à fait exclue. Rome a donné des directives - non encore rendues publiques - aux évêques tchèques et slovaques pour procéder à la reconnaissance des prêtres clandestins.
Selon ce que l’on sait, les prêtres ordonnés validement et non mariés
devraient être intégrés dans la pastorale officielle. On parle d’intégrer
certains prêtres mariés dans l’Eglise catholique de rite byzantin, les
uniates acceptant un clergé marié. D’autres prêtres mariés pourraient
fonctionner comme diacres. Quant aux évêques mariés, ils devraient renoncer
à leurs fonctions épiscopales. Il y aurait également, selon certaines
sources, des femmes prêtres. Celles-ci, si l’information est confirmée, ne
pourraient pas être reconnues.
Dans le diocèse de Prague comme dans d’autres diocèses interrogés par
"Kathpress", aucun chiffre exact n’a pu être fourni pour le moment au sujet
des prêtres "clandestins" qui auraient dû s’annoncer conformément à l’appel
lancé par la Conférence épiscopale. (apic/kpr/be)