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    Tchécoslovaquie: Les évêques demandent (130492)

    pardon pour les "prêtres-collaborateurs"

    Il y a eu tant d’"ivraie"...

    Prague, 13avril(APIC) Les évêques catholiques de Bohème et de Moravie se

    sont excusés publiquement dans une lettre pastorale publiée ce week-end

    pour le comportement des prêtres qui ont collaboré avec les services secrets tchécoslovaques durant la période communiste. Dans leur lettre, les

    évêques évoquent les membres de l’association sacerdotale fidèle au régime

    "Pacem in terris" et ceux qui se sont mis d’une autre manière au service du

    pouvoir communiste. Ils parlent dans leur lettre "d’erreurs et de fautes

    douloureuses", dont les conséquences ont souvent touché des innocents.

    En raison de toute cette "ivraie", de toutes ces faiblesses et de tous

    ces manquements, c’est toute l’Eglise qui doit faire pénitence, estiment

    les évêques de Bohème et de Moravie. A propos de l’association des prêtres

    pour la paix "Pacem in terris", les évêques relèvent qu’il s’agissait d’une

    organisation mise sur pied par le régime communiste pour diviser l’Eglise,

    une association "dont les membres ont joué un triste rôle".

    Les évêques de Bohème et de Moravie affirment ne pas vouloir assumer le

    rôle de juges dans cette affaire, d’autant plus qu’ils ont connu le poids

    des pressions et les méthodes de la police secrète (la sinistre STB) et des

    "secrétaires" chargés par l’Etat de surveiller les activités de l’Eglise.

    Ils relèvent que l’Eglise et sa hiérarchie ont été soumises à des pressions

    proportionnellement plus grandes que le reste de la population, étant donné

    que le régime craignait leurs liens avec Rome et la solidarité des Eglises

    de l’étranger. La lettre déplore qu’aucun prêtre de "Pacem in terris" n’ait

    encore demandé pardon pour ses agissements.

    Elle conclut, en affirmant à l’attention de ceux qui jugent le comportement de l’Eglise durant cette période, qu’il ne faut pas oublier qu’il y a

    eu beaucoup plus d’héroïsme que des faiblesses, et que de nombreux prêtres,

    religieux et religieuses sont restés fidèles malgré la persécution. Leur

    témoignage représente "une grande contribution morale" pour la

    reconstruction de la société. (apic/kpr/be)

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