Tchécoslovaquie : le vice-premier ministre (150190)
Les Eglises libérées du joug de l’Etat
Prague/Vienne, 15janvier(APIC) Le gouvernement tchécoslovaque est fermement décidé à supprimer les restrictions qu’il imposait jusqu’ici aux Eglises. Les nominations épiscopales pourront se faire désormais sans ingérence
du gouvernement. Les articles de la législation épiscopale de 1949, qui
plaçait toutes les activités des communautés religieuses sous le contrôle
de l’Etat, ont été supprimés. "Les Eglises seront libres de régler leurs
affaires elles-mêmes", a déclaré à l’agence catholique Kathpress à Vienne
le vice-premier ministre tchécoslovaque, Jan Carnogursky.
Les nouvelles dispositions fondamentales réglant les relations entre
l’Etat et les communautés religieuses seront le fruit d’un étroite concertation avec les Eglises. L’Eglise catholique désire une séparation complète
de l’Eglise et de l’Etat, y compris sur le plan financier. Les plus petites
communautés, cependant, ne voudraient pas renoncer au soutien de l’Etat
dans ce domaine.
Un objectif : rétablir les relations diplomatiques avec le Saint-Siège
En ce qui concerne la volonté du gouvernement de garantir une véritable
liberté religieuse à l’intérieur du pays, il n’y a "en soi pas grand-chose
à négocier" entre Prague et le Saint-Siège, étant donné la récente visite
en Tchécoslovaquie d’une délégation du Vatican sous la direction du cardinal Francesco Colasuonno, nonce apostolique avec charge spéciale pour les
pays de l’Est. Les relations diplomatiques entre Prague et le Vatican sont
un important sujet de discussion. C’est le "voeu du gouvernement" que ces
relations soient rétablies "le plus tôt possible", a affirmé Carnogursky.
Le vice-premier ministre a qualifié de "très bon" le climat de travail à
l’intérieur du gouvernement de coalition. Si des opinions différentes existent, les solutions nécessaires sont cherchées dans des discussions objectives. Cela concerne également les rapports avec les ministres communistes,
avec lesquels il est possible de dialoguer. Le vice-premier ministre a fait
remarquer qu’en Tchécoslovaquie il règne généralement un climat de collaboration aussi bien dans les relations entre les Tchèques et les Slovaques
que dans les rapports entre gens d’orientations différentes. (apic/kpr/egcor)