Tchécoslovaquie : Janku démis de ses fonctions (111289)
Prague, 11décembre(APIC) Avec la formation du nouveau gouvernement tchécoslovaque, le directeur du Secrétariat pour les Affaires religieuses, Ing.
Vladimir Janku, a été démis de ses fonctions, rapporte l’agence Kathpress.
Janku était le représentant d’une politique religieuse de répression imprégnée de stalinisme. De nombreuses restrictions de la vie et de l’activité de l’Eglise sont liées à sa gestion.
Dans les négociations avec le Vatican il s’est montré un partenaire de
dialogue peu disposé à faire des concessions. Janku a toujours dirigé de
violentes attaques contre ce que l’on appelle "l’Eglise du silence", qu’il
a essayé, mais en vain, d’isoler de l’Eglise "officielle". Le cardinal
Frantisek Tomasek, archevêque de Prague, a repoussé ces tentatives avec
fermeté.
Suppression de "Pacem in terris"
Autre changement important : la suppression de "Pacem in terris", l’association des prêtres fidèles au gouvernement. Selon une dépêche de l’agence tchécoslovaque CTK, l’association, interdite par le Vatican en tant que
groupement politique, a "cessé le travail jeudi". Le cardinal Tomasek a
reçu une lettre à ce sujet.
"Pacem in terris", qui a succédé en 1971 au Mouvement des prêtres pour
la paix fondé 40 ans auparavant, s’est, comme lui, mis au service du contrôle de l’Eglise par l’Etat. Lors de la nouvelle répartition des sièges
épiscopaux, le gouvernement écartait dans la plupart des cas les propositions du Vatican et exigeait que soient nommés des membres de "Pacem in
terris". Le Saint-Siège n’accédait pas à ces demandes. L’Eglise espère que
les changements démocratiques actuels lui apporteront des facilités, particulièrement en ce qui concerne la nouvelle répartition des dix sièges
épiscopaux vacants sur 13. (apic/kna/cor)