Faire la lumière sur les activités de l’organisation
Prague, 19avril(APIC) En prévision de la visite de Jean Paul II en Tchécoslovaquie (21 et 22 avril), le journal religieux "Katolicky Tydenik" a
demandé que l’on fasse la lumière sur les activités de l’association sacerdotale "Pacem in terris". Cette organisation, dissoute entre-temps, avait
été favorisée par l’ancien régime communiste et utilisée comme un instrument de contrôle et de gouvernement de l’Eglise.
Bien que les prêtres, en vertu du droit canon et d’un décret du Vatican,
n’aient pas été autorisés à entrer dans l’association, le régime a fait en
sorte de placer aux postes-clés de l’Eglise tchécoslovaque des membres importants de "Pacem in terris". L’organisation a décidé de mettre un terme à
ses activités à la suite des récents bouleversements qu’a connus le pays.
"Nous ne pouvons pas garder le silence sur cette affaire et trouvons déplacé que les Ordinaires compétents mettent tout ce qu’ils possèdent sur
les fondements de l’histoire de "Pacem in terris" à la disposition d’une
commission chargée de constater combien son activité fut néfaste pour
l’Eglise en Tchécoslovaquie, souligne "Katolicky Tydenik".
L’association "Pacem in terris" a dans l’Eglise "causé beaucoup plus de
tort" que le mouvement des prêtres pour la paix, auquel elle a succédé en
1969. On doit "condamner Pacem in terris" afin qu’une telle "infirmité" ne
se reproduise pas dans l’Eglise. Les historiens de l’Eglise devraient
"analyser l’histoire de ce mouvement et montrer les torts que cette
organisation a causés dans l’Eglise", affirme le journal catholique.
une obéissance aveugle aux autorités
Selon "Katolicky Tydenik", "Pacem in terris" n’a pas seulement collaboré
avec les autorités communistes, mais "a pratiquement fonctionné comme seconde tête de l’Eglise". L’organisation s’est mise au service d’une politique dirigée contre l’Eglise. Il ne s’agit pas de condamer des personnes,
"Dieu seul tranchant les fautes subjectives". Néanmoins, "l’on ne peut imaginer qu’un prêtre - un homme très cultivé, qui a la possibilité de connaître le déroulement des événements - ait pu être membre de cette organisation jusqu’au bout sans contracter de dettes", souligne le journal
catholique.
De toute manière, "la peur des autorités, mais aussi le désir de travailler sans être inquiété" ont joué un rôle dans la collaboration de nombreux prêtres avec "Pacem in terris", relève "Katolicky Tydenik". Il en est
résulté un penchant à "obéir en tout aux autorités sans critiquer". (apickpr/gbr/cor)