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    Maintenir la collaboration et l’entraide fraternelle

    Tchéco-slovaquie: les Eglises et la partition du pays (241292)

    Prague, 24décembre(APIC) La séparation politique effective au 1er janvier

    prochain des républiques de Tchéquie et de Slovaquie a aussi des conséquences sur la situation des Eglises du pays. Catholiques, protestants et orthodoxes comptent aussi jouer la partition du pays ’sur du velours’ et même

    renforcer à cette occasion l’entraide fraternelle.

    "L’Eglise elle-même n’est pas touchée par la dissolution de la République fédérative tchèque et slovaque, car elle reste catholique, c’est-à-dire

    la même en Tchéquie, en Slovaquie et partout ailleurs dans le monde". Telle

    est l’opinion des évêques de Bohème-Moravie exprimée à la mi-décembre. Pour

    les évêques la répartition des biens ne devrait pas poser de problème pour

    l’Eglise catholique. Lors de leur dernière assemblée commune, les évêques

    de Slovaquie et de Bohème-Moravie ont souligné leur volonté de renforcer

    leur collaboration. "Nous souhaitons que la partition puisse vraiment servir nos deux peuples." Quelques ordres religieux garderont une seule province pour les deux républiques, après la séparation.

    Les protestants de Tchécoslovaquie sont déjà séparés régionalement depuis les années vingt. On compte en Slovaquie une Eglise luthérienne et une

    Eglise réformée, tandis qu’en Bohème-Moravie, luthériens et réformés se

    sont rassemblées en 1918 dans l’Eglise évangélique des frères bohémiens

    (EKBB). Dans la partie tchèque de la Silésie, on trouve en outre l’Eglise

    évangélique de Silésie. "Nous soignerons la fraternité et nous nous aiderons mutuellement là où la nouvelle situation apportera des difficultés",

    écrit le conseil synodal de l’EKBB. L’Eglise hussite n’a que très peu de

    fidèles en Slovaquie et les Eglises protestantes libres dont les membres

    sont peu nombreux sont déjà organisées sur un plan supranational.

    Pour les orthodoxes, la nouvelle situation politique nécessite un ajustement. La ville slovaque de Presov devrait devenir un centre orthodoxe

    propre avec un archevêque et un Conseil métropolitain. Cependant, le métropolite de Prague, Mgr Dorothej, élu à vie, reste le chef spirituel des orthodoxes de Slovaquie avec le titre d’archevêque de Prague et des pays

    tchèques et slovaque. Dans le cas d’une nouvelle élection, l’archevêque de

    Presov pourrait aussi devenir métropolite de la Slovaquie et des pays tchèques. Le modèle politique proposé à un moment donné par les Slovaques, à

    savoir celui d’un Etat fédéral avec une présidence alternée entre un Tchèque et un Slovaque semble ainsi pouvoir être réalisé au moins au plan ecclésiastique. (apic/g2w/mp)

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