Taiwan: La vie de Thomas More en chinois (040891)
Taipeh (Taiwan), 4août(APIC) Le manuscrit de Thomas More (sa Vie par Raymond William Chambers) vient d’être traduit en chinois. Il sera publié dans
les premiers mois de 1992. Le manuscrit a été remis à l’imprimeur par le
Père Masson, dominicain, président de la Fondation pour l’étude de la culture européenne et ses témoins au XVIe siècle, et Eduard Lau, professeur de
philosophie à l’Université Sinchi de Taipeh. Il est le résultat de deux années de travail pour le traducteur lui-même et de deux autres années de révision et de traduction des passages restants par une équipe de jeunes
chercheurs de la Fondation.
Thomas More, témoin héroïque de la foi catholique dans le différend politique et moral qui l’opposa au roi Henri VIII d’Angleterre, est né à Londres le 7 février 1478. Formé à Oxford, il fut un grand humaniste, représentant type de la haute culture anglaise des premières décennies du XVIe
siècle et grand ami d’Erasme.
Thomas More fut en même temps un homme de foi. Figure importante de
l’effort culturel chrétien au XVIe siècle, il reçut de hautes charges à la
Cour du roi Henri VIII. Chancelier du Royaume en 1529, il eut à choisir entre la fidélité à sa foi catholique et l’acceptation des prétentions immorales du roi. La fermeté de sa foi déchaîna la colère du roi qui le fit
condamner à mort. Il mourut décapité le 6 juillet 1535.
Le témoignage de Thomas More, grande figure de la culture et de la foi,
trouvera un écho dans l’histoire de la Chine: un sage conseiller du roi injustement condamné recopiera en prison ses pensées, qui sont autant de témoins de ses vertus.
Selon le Père Masson, "Thomas More est un des grands épigones de la culture en évolution au XVIe siècle, ouvert sur l’avenir, témoin reconnaissant
d’un grand passé, apôtre de l’unité européenne sous le signe du christianisme, avec Erasme. Sa fidélité à l’Eglise jusqu’à la mort est fondée sur
sa foi... Il nous apparaît encore comme le Patron de notre effort culturel
chrétien". (apic/fides/sjb)