Rome, 26 juillet 2012 Mère Agnès-Mariam de la Croix, religieuse libano-palestinienne établie en Syrie depuis 1994, ne veut pas d’intervention étrangère dans le pays. De passage à Rome le 25 juillet 2012, la religieuse affirme toujours croire "à une solution qui vienne du peuple syrien".
Pour la religieuse, "l’ingérence internationale a mené la Syrie à une tragédie". Mère Agnès-Mariam a été l’objet de nombreuses critiques de la part de divers médias occidentaux, qui l’ont accusée d’être proche, voir même d’être un agent du régime du président Bashar al-Assad. Elle s’est toutefois exprimée à plusieurs reprises contre la répression sanglante du gouvernement.
Les représentants de l’Eglise locale notamment, tout comme mère Agnès-Mariam, soutiennent l’initiative syrienne ‘Mussalaha’, en arabe ‘réconciliation’, qui propose une 3e voie, alternative au conflit armé et à une intervention militaire extérieure, comme le souhaitent les opposants au régime. Selon les membres de ‘Mussalaha’, toutes les composantes de la société syrienne y sont représentées et elle a déjà obtenu de nombreuses libérations. (apic/imedia/mp)