Rome 10octobre(APIC) "Si cet état de choses continue, les Eglises orientales ne tarderont pas à perdre leurs fidèles, si elles-mêmes ne dépérissent pas au cours des prochaines décennnies", a affirmé, en parlant de
l’émigration des chrétiens, sa Béatitude Ignace Antoine II Hayek, patriarche d’Antioche des Syriens du Liban, lors de la quinzième session du Synode
des évêque, qui se déroule jusqu’au 28 octobre à Rome sur "La formation des
prêtres dans les circonstances actuelles"
Enumérant les causes de la diminution "alarmante" du nombre des vocations, le patriarche a évoqué l’"immense vague d’émigration" des chrétiens
du Moyen-Orient. Ils quittent le Liban, la Syrie, l’Irak, la Turquie,
l’Egypte, la Palestine, la Jordanie. Ils se voient obligés d’émigrer vers
l’Europe, les deux Amériques et l’Australie. "Déraciné de ses racines spirituelles, historiques et confessionnelles, a ajouté le patriarche, l’émigré est englouti dans un milieu qui lui est étranger et qui le plonge
souvent dans une réalité différente de la sienne".
Mercredi est également intervenu l’évêque de Telsiai, en Lituanie, Mgr
Antanas Vaicius. Il a commencé par donner un aperçu de la situation ces
dernières décennies en Lituanie, période durant laquelle "de très nombreux
Lituaniens ont souffert de persécutions, mais surtout les catholiques, parce que catholiques". A propos de la situation actuelle, il a indiqué que le
nombre des prêtres est peu élevé en Lituanie, que la moitié des paroisses
seulement ont un curé. Malgré cela, les prêtres lituaniens sont envoyés
dans des régions qui ont encore plus besoin de prêtres, comme Dusanbe, Karaganda et Novosibirsk, en Union Soviétique. Mgr Vaicius a encore observé
qu’actuellement les séminaires s’ouvrent à nouveau, les signes religieux
réapparaissent, les écoles catholiques renaissent et des églises se
construisent en Lituanie. Il a exprimé sa crainte qu’avec l’ouverture à
l’Occident pénètrent en Lituanie des choses négatives. (apic/jt/cor)