Rome, 2octobre(APIC/CIP) Dans le rapport qu’il a présenté aux pères synodaux, Mgr Schotte, secrétaire général du Synode, a évoqué les principaux
événements survenus depuis le Synode ordinaire de 1983.
Son rapport s’articule en trois parties. La première décrit la préparation et la célébration de l’assemblée extraordinaire du Synode tenue en
1985 et consacrée à l’analyse de la mise en oeuvre du Concile Vatican II
vingt ans apres sa cloture. A cette analyse, qui a pris deux semaines, ont
été consacrées 16 congrégations générales, ou ont pris la parole 237 pères,
24 autres intervenant par écrit. Le rapport final a été publié, avec la recommandation de continuer à travailler pour consolider les fruits de ce
Synode. Le pape, de son coté, a mis en évidence trois voeux des pères synodaux qui prennent corps aujourd’hui : que soit élaboré un catéchisme universel, que soit approfondie l’étude sur la nature théologique des Conférences épiscopales, que l’on travaille promptement à la préparation du
droit canon oriental.
A propos de la rédaction d’un catéchisme universel, il faut relever la
formation d’une commission mixte présidée par le cardinal Ratzinger, préfet
de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui poursuit son travail
avec vigueur en le programmant en deux temps : 1. pour rédiger un schéma de
base ., 2. pour une ample consultation des Eglises orientales et des Conférences épicopales. La commission, dont les membres ont été désignés en
juin dernier, a fait savoir qu’elle espère achever son travail avant le
prochain Synode et qu’elle souhaite meme le faire pour le 25ème anniversaire de Vatican II.
Concernant le statut théologique des Conférences épiscopales, a indiqué
Mgr Schotte, sa définition est également dans une phase avancée. Une étude
sur la question a déja été confiée à la Congrégation des éveques, en meme
temps qu’a celles pour l’évangélisation des peuples et des Eglises orientales. Sur ces deux points, des informations plus précises ont été données
respectivement par le cardinal Ratzinger et par le cardinal Gantin au cours
de cette première séance.
Mgr Schotte a ensuite passé en revue les contributions du dernier Synode
ordinaire (sur la pénitence), dont les 63 propositions ont permis au pape
de rédiger l’exhoration apostolique "reconciliatio et poenitencia". Une
première rédaction fut présentée au pape en mai 1984, puis une seconde deux
mois plus tard. Jean Paul II fit sienne cette dernière, déclarant ouvertement la valeur ecclésiale de cette collaboration qu’il presenta en meme
temps comme sienne et oeuvre du Synode.
Le secrétaire général s’est étendu ensuite sur les préparatifs de la
présente assemblée. Un premier sondage a été effectué en novembre 1983 sur
la priorité à donner aux divers thèmes. Une consultation a ensuite eu lieu
en février 1984, qui a permis de circonscrire les trois caractéristiques
majeures devant etre présentes dans le thème retenu : "un argument urgent
et nécessaire, un coefficient pastoral élevé et une ampleur universelle".
Ces trois conditions convergeaient sur le thème des laics, a indiqué Mgr
Schotte, et en mai 1984 Jean Paul II fixa définitivement le choix du thème.
Le premier texte de base fut envoyé en février 1985, demandant des suggestions et des précisions avant septembre 1985. L’attention se fixa alors
sur le 20ème anniversaire de la conclusion du Concile Vatican II. D’ou la
décision d’organiser une seconde assemblée extraordinaire du Synode, le
thème des laics n’étant que différé, ce qui a laissé plus de temps pour sa
maturation : les réponses attendues pour septembre 1985 furent reportées
jusqu’au 1er mai 1986. (C’est à cette époque que Mgr Schotte succéda à Mgr
Tomko comme secrétaire général du Synode).
Les réponses de mai 1986 étaient peu nombreuses, mais en septembre, elles étaient plus que suffisantes pour pouvoir formuler les premières bases
de l "instrumentum laboris" (le document de travail). Diverses ébauches ont
eu lieu avec l’aide d’experts, le pape intervenant à l’un des moments les
plus importants, prenant part à une session de travail en 1986 et donnant
son accord definitif le 12 mars 1987, autorisant dans le meme temps la diffusion de l’ "instrumentum laboris".
Une partie du rapport de Mgr Schotte a été consacrée à la présence des
laics au Synode. Il a fait l’histoire de cette présence, déja tangible lors
des précédentes assemblées (en rappelant qu’il n’est pas opportun pour autant de changer la nature de l’assemblée, qui reste bien un Synode des evéques). Pour la participation des laics à ce Synode (avec le record historique de 60 présents), cinq rigoureux critères de sélection ont été choisis,
afin que soient représentés tous les secteurs du laicat. Mgr Schotte a relevé que deux parmi les laics présents au Synode rempliront la tache spécifique d’adjoints du secrétariat spécial.
En finale, le secrétaire général a conclu son rapport par un survol des
diverses initiatives auxquelles a donné lieu le Synode: rapports plus ou
moins réservés sur la marche des préparatifs, intensification du rythme
normal du Conseil pontifical pour les laics, travaux de la Commission
"Justice et Paix", accélération des causes de béatification et de canonisation (deux cérémonies de béatification sont prévues durant ce Synode),...
afin que tous les dicastères se sentent de quelque façon engagés dans le
processus de préparation au Synode.
En appendice, Mgr Schotte a signalé un thème permanent qui doit nécessairement intéresser tout le conseil du secrétariat du Synode : cheminer
d’une assemblée a l’autre vers un perfectionnement du sys- tème synodal,
pour qu’il soit mieux connu à l’intérieur du Synode meme et surtout pour
que ces fruits soient toujours plus grands au service de l’Eglise universelle. (apic/bdc/be)
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