Paris, 5octobre(APIC) Le Synode sur "La formation des prêtres dans les
circonstances actuelles" qui se tient actuellement à Rome ne mobilise peutêtre pas l’opinion publique aussi fortement que celui de 1987 consacré aux
laïcs. Et pourtant, la réflexion des évêques se poursuit, d’une session à
l’autre, écrit l’évêque auxiliaire de Paris, Mgr André Vingt-Trois, dans un
article publié par "Paris Notre-Dame" et partiellement reproduit par
l’agence APIC.
Associer les évêques de tous les pays au gouvernement universel de
l’Eglise: voilà ce que souhaitait Vatican II en renouvelant la pratique du
Synode des évêques. "Le" Synode, au singulier, et non "les" synodes. Paul
VI lui donne aussitôt un caractère de continuité en le dotant d’un secrétariat permanent. Le pape convoque régulièrement (environ tous les trois ans)
des évêques délégués par des Conférences épiscopales et des évêques qu’il
désigne.
L’Assemblée qui siège pendant ce mois d’octobre est de ce type. La précédente session, la septième depuis le Concile, était consacrée à la vocation et à la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde. On voit comment le thème de cette année, "La formation des prêtres dans les circonstances actuelles", fait suite à la réflexion de 1987.
Les consultations préparatoires ont porté sur trois aspects principaux:
la pastorale des vocations sacerdotales; la formation initiale des prêtres
et leur formation permanente. Mais Comment traiter de la formation des prêtres sans se demander quelle est leur mission, leur statut et leur place
dans l’Eglise? Ce fut l’objet de la seconde session du synode, celle de
1971.
Habituellement, le travail d’une session du Synode se réparti en trois
phases. Dans un premier temps, les participants apportent leurs contributions personnelles sur le sujet traité. Les évêques travaillent ensuite par
groupes linguistiques. Le résultats des travaux est rassemblé dans un rapport synthétique. Dans un troisième temps, les évêques, à partir de ce rapport, mettent au point des propositions qui sont remises au pape. Depuis
1974, le pape reprend ces propositions dans une exhortation apostolique.
La formationdes prêtres
La formation des prêtres n’est pas un apprentissage