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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    La FIACAT interpelle l’Eglise catholique et ses responsables africains

    Synode des évêques pour l’Afrique: (080394)

    Bruxelles, 8mars(APIC) La démocratisation reste, trois décennies après

    les indépendances, la grande aspiration des peuples africains, souligne la

    Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la

    torture (FIACAT), qui interpelle par là les participants au prochain Synode

    des évêques pour l’Afrique.

    "Puisse l’Eglise continuer à s’affirmer en tant qu’autorité morale et

    spirituelle au service du bien de tous", lors de ce Synode spécial qui aura

    lieu à Rome du 10 avril au 10 mai prochains. Organisme oecuménique international ayant un statut consultatif auprès des Nations Unies, du Conseil de

    l’Europe et de la Commission africaine des droits de l’homme, la FIACAT

    partage l’espoir des évêques que cette Assemblée "sera l’occasion d’un profond renouvellement de l’Eglise en Afrique", selon le voeu du pape.

    Sur l’arrière fond des multiples tensions que connaissent aujourd’hui

    les pays africains: conflits armés, coups d’Etat militaires de plus en plus

    sanglant, mouvements de grêve, répression et déplacement des populations,

    la FIACAT relève qu’au coeur de ces événements dramatiques figurent la pratique systématique de la torture, des disparitions, des exécutions légales

    et extra-judiciaires.

    Trois décennies après les indépendances, ce qu’il reste des espérances

    de la fin des années 50 se résume, selon la FIACAT, à des "quêtes d’alternatives", dont l’une "s’est exprimée en une revendication politique: démocratie et état de droit pour nos sociétés".

    Dans quel sens doit travailler l’Eglise

    D’où l’interpellation de l’organisation internationale: "Des hommes

    d’Eglise ont accepté, souvent dans des circonstances extrêmement difficiles, d’assumer des responsabilités publiques au nom de l’Evangile. Grâce à

    eux, le dialogue a pu se renouer là où il n’existait plus, le tissu social

    a pu se maintenir là où il était sur le point de se disloquer. ... Mais la

    situation est encore loin d’être satisfaisante". Dans quel sens pourrait

    travailler l’Eglise dans ce contexte?

    L’appel demande en outre à l’Eglise catholique, "à travers ses divers

    responsables", de soutenir les initiatives visant à faire cesser les tortures, les traitements inhumains... ; d’introduire une éducation aux droits

    de l’homme dans ses institutions; de souligner "l’importance de l’engagement des fidèles dans la construction de la Cité, comme étant une forme de

    l’amour fraternel, y compris dans la vie politique".

    La FIACAT exhorte enfin l’Eglise catholique, "en lien avec les autres

    Eglises et les organisations des droits de l’homme, de soutenir les initiatives visant la création dans chaque pays de comités nationaux indépendants

    des pouvoirs en place, qui seraient chargés de veiller à l’application des

    conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme".

    (apic/cip/pr)

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