SYNODE DE L’EGLISE REFORMEE FRIBOURGEOISE Centre de rencontre de Charmey :
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(SPP / 07.06.93) Les finances ne sont pas - pour l’instant du moins - le
principal souci de l’Eglise r form e fribourgeoise (EERF). En effet,
la discussion concernant les finances de l’Eglise a
principalement port sur l’utilisation de l’exc dent de recettes
apparu aux comptes 1992. Mais les pr occupations des d l gu s synodaux r
unis Morat, lundi 7 juin sous la pr sidence de Mme Nicole
Zimmermann, se sont tourn es vers le Centre de rencontre de l’Eglise
Charmey. Cette maison ne sera finalement pas habit e par une
communaut charismatique, puisque le Synode, suivant l’avis du Conseil
synodal, a d cid de placer sa confiance dans un groupe charg de g
rer et d’animer le Centre d’accueil. Un nouveau Conseiller synodal a t lu
en la personne du pasteur Math us Rohner (Praroman-Le Mouret).
Les comptes 1992 de l’EERF ont t approuv s l’unanimit . Ils
montraient d’ailleurs les efforts du Conseil synodal pour faire des
conomies: depuis deux ans, l’augmentation annuelle du budget avoisine 1 %.
De plus, un montant avait pu etre pargn puisque les frais pr vus
pour un animateur de jeunesse n’ont t vers s qu’une partie de l’ann e, en
attendant la repourvue du poste. Au total, c’est un exc dent de
recettes de 71 152 francs qui figure aux comptes, pour des d penses se
montant 854 462 francs. Le Synode a suivi l’avis de la Commission
financi re, qui proposait de rembourser la somme conomis e aux paroisses
et de verser les int rets accumul s (5 776 francs) sur le Fonds sp cial
du Conseil synodal, permettant de faire face aux petites d penses impr
visibles. Le rapport 1992 du Conseil synodal fait tat de trois
th mes principaux: l’avenir du Centre de Charmey; l’enseignement
religieux, vis- -vis duquel le resserrement des possibilit s financi
res de l’Etat semble remettre petit- -petit en question ce qui
para t clairement d fini par la loi: les rapports Eglises-Etat;
les minist res, dont les cahiers des charges devrait etre red finis dans
plusieurs paroisses. Le Synode a accept ce rapport, en demandant l’ex
cutif de faire un effort suppl mentaire d’information, notamment par le
biais de son bulletin. Concernant le rapport de la Commission de
dialogue entre l’Eglise catholique-romaine et l’Eglise vang lique r
form e de Fribourg, les d l gu s ont souhait que les relations
avec les partenaires catholiques soient intensifi es. Le repr
sentant de l’Assembl e eccl siastique catholique, M. Jacques Ducarroz,
invit cette session, en a esp r autant.
Charmey ne sera pas habit par une communaut charismatique
----------------------------------------------------------- Le Synode
d’automne 1992 avait donn mandat au Conseil synodal d’examiner
quelles conditions des communaut s de vie pourraient prendre en charge
le Centre r form de Charmey. "Sur 32 communaut s, 4 se sont d clar es int
ress es", a expliqu le pr sident du Conseil synodal, le pasteur Michel
Lederrey. Les r ponses un questionnaire aux paroisses ont montr que
la majorit de celles-ci souhaitent que le Centre continue de fonctionner
comme jusqu’ maintenant, avec un accent port sur l’identit protestante
du Centre. Une communaut nomm e Basileia (de Berne), de tendance
charismatique- vang lique, s’est d clar e int ress e r sider dans le
Centre de Charmey. Or le Conseil synodal a recommand de rejeter la
candidature de Basileia. "Nous avons eu des contacts tr s sympathiques, a
d clar le pasteur Lederrey, mais je ne confierais pas la maison de l’Eglise
cette communaut ." En effet, il est craindre que des divergences de
pratique minist rielle (re-baptemes ou Sainte C ne pr sid e par des la
cs, par exemple) donnent lieu des conflits th ologiques. En outre,
la communaut trouvait le loyer de 15 000 francs trop lev . L’assembl e a
salu les efforts de recherche du Conseil synodal et regrett qu’aucune
communaut de vie ad quate n’ait pu etre trouv e pour Charmey, mais elle
s’est r solue l’unanimit suivre la proposition de l’ex cutif.
Celui-ci s’est d clar pret envisager la possibilit d’engager une
quipe responsable du Centre, compos e d’environ quatre personnes
bilingues et proches de l’EERF, qui apporteraient cette maison
animation et spiritualit . Le pr sident Lederrey a conclu: "Je pense que
le rayonnement que nous donnerons Charmey tiendra la confiance que
nous pourrons placer dans une quipe de gestion."
Programme de l gislature: une vision d’avenir
--------------------------------------------- Le Conseil synodal a pr sent
au Synode son programme d’activit pour la l gislature 1993-1995. Comme
l’a rappel le pr sident Michel Lederrey, l’ex cutif est parti du
constat issu de l’enquete "Croire en Suisse": un processus
d’individualisation religieuse conduit progressivement le
protestantisme un certain effritement. Face cela, le Conseil synodal
estime qu’il deviendra de plus en plus n cessaire d’affirmer une identit
clairement r form e, notamment par une pr sence dans les media cantonaux.
Sur le plan des relations inter-eccl siales, cela devrait se traduire
par "un oecum nisme de reconnaissance plutot que de fusion". M. Lederrey
a en outre soulign l’importance de clarifier les roles des diff rents
minist res au sein de l’Eglise, diacres, pasteurs, aumoniers, cat ch
tes, etc. Il a souhait que la solidarit de l’Eglise se manifeste
dans un service social: "Il en va de la cr dibilit de l’Eglise
face la mont e de la nouvelle pauvret ." (SPP/jms)
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