Rome, 1ernovembre(APIC/CIP) Le Synode ne s’est pas contenté de soumettre
au pape une liste de 54 propositions, adoptées à une majorité écrasante, il
lui a remis également un texte de cent pages intitulé "explication des
amendements", dans lequel la Commission chargée de traiter ceux-ci fournit
les motifs de l’acceptation ou du rejet d’une proposition. Le texte contient les 900 demandes d’amendements proposés par les pères synodaux.
Cette information a été fournie lors d’une ultime conférence de presse à
laquelle étaient présents Mgr Eyt, le secrétaire spécial, le cardinal
Thiandoum, rapporteur général, Mgr Legaspi, des Philippines, Mgr Forli,
président du Comité chargé de l’information, et la secrétaire spéciale adjointe, Maria Sales, du Portugal.
Le cardinal Thiandoum a souligné la grande richesse des débats, mais a
reconnu que l’Assemblée avait vécu des moments difficiles et des tensions à
propos de la question de la place de la femme, des ministères et des nouveaux mouvements. Le problème de la femme n’a pas été mis de coté. Au contraire, le Synode a demandé au Saint-Siège de reconsidérer le document "ministeria quaedam".
Pour Maria Sales, la disparition des trois propositions relatives à la
femme doit etre considérée comme un fait positif. Toutes les femmes présentes au Synode, a-t-elle dit, se sont déclarées satisfaites de la solution
adoptée, le problème pouvant ainsi etre affronté d’une manière plus large
et approfondie.
Mgr Eyt a donné des explications à propos de la suppression des trois
propositions. La première a été supprimée parce qu’elle regardait la
dignité des femmes, un aspect qui était déjà souligné dans une autre proposition. La question du diaconat a été écartée parce que cela ne semblait
pas la façon la plus correcte de poser le problème de la recherche sur de
nouveaux ministères non ordonnés accessibles aux femmes. Les exemples historiques mentionnés par l’Assemblée n’ont pas paru très adéquats. Il ne
faut pas, a déclaré Mgr Eyt, faire une travail archéologique.
Quant au discernement que les éveques doivent appliquer aux nouveaux
mouvements, le cardinal Thiandoum a parlé des tensions suscitées par la
question. "Ceux qui comme moi ont milité dans l’Action Catholique sont
restés légitimement attachés à cette forme particulière d’apostolat des
laics pour les laics, a-t-il dit. Mais on ne peut nier que les nouveaux
mouvements comme "Communio e liberazione" qui sont venus par après, ont besoin de vivre et que le diocèse doit etre un espace de liberté. L’action de
l’Esprit ne peut etre niée. Nous avons dès lors proposé des critères d’appartenance ecclésiale, qui s’appliquent aussi bien aux mouvements traditionnels qu’aux nouveaux".
Mgr Forli a attribué le grand black out d’information qui a duré pendant
presque deux semaines aux douze coordinateurs des groupes linguistiques,
qui ont demandé que les relations des "circuli minores" ne soient pas rendues publiques. (apic/cip/cor)