Rome, 20octobre(APIC/CIP) Au lendemain de la reprise des sessions générales dans l’aula du Synode, avec les relations des discussions dans les
groupes linguistiques, une conférence de presse a permis mardi de faire le
point sur les travaux en carrefours. C’est Mgr Gabriel Gonsum Ganaka, éveque de Jos, au Nigéria, qui a mis en évidence trois points qui sont sortis
jusqu’à présent du travail dans les carrefours (circuli minores). Il a surtout relevé la tendance à mettre de coté la définition habituelle du laic
comme "non clerc" et l’affirmation d’une conception du laic en termes positifs comme "disciple du Christ appelé à la sainteté à travers les sacrements, membre du corps du Christ".
"Un tel appel à la sainteté, a-t-il dit, doit etre accueilli par les
laics et réalisé non dans une fuite du monde, mais plutot dans l’expérience
quotidienne pour baigner donc en quelque sorte la société avec des valeurs
évangéliques". En ce qui concerne les charismes de chacun, pour Mgr Gonsum
Ganaka, ils sont à considérer bien sur comme "dons de l’Esprit Saint,
éléments portants de la vie chrétienne pour la construction de l’Eglise".
Quant à Mme Geneviève Rivière, présidente de la Conférence des organisations catholiques internationales et présente comme auditrice laique au
Synode, elle a évoqué la vie des mouvements, en mettant en relief plusieurs
points particuliers : le respect de la liberté religieuse, de la diversité
des formes dans lesquelles s’exprime la profession de foi et le droit de se
réunir et également de s’associer, qui doit etre garanti; ensuite la nécessité de préciser aussi bien la nature des associations ou des organisations
que leurs rapports avec l’Eglise et le monde; la constatation que pour de
nombreux laics les mouvements sont le chemin pour rencontrer le Seigneur et
pour porter l’Evangile dans des milieux parfois très éloignés de l’Eglise;
l’opportunité d’établir les critères d’ecclésialité et de définir les
perspectives de formation des membres de ces mouvements; enfin, la capacité
d’harmonisation avec l’Eglise locale.
Mgr John Lauwrence May, archeveque de Saint-Louis et président de la
Conférence épiscopale des Etats-Unis, a évoqué la paroisse, en soulignant
l’importance de l’unité de la communauté avec son pasteur.Abordant la question des ministères, il s’est fait le porte-parole d’une exigence qui s’est
dégagée lors des discussions en groupes linguistiques, d’ouvrir à tous les
catholiques - hommes et femmes - tous les ministères non ordonnés. Et pour
cela, a-t-il dit, il est opportun de stimuler une réflexion au niveau canonique et théologique.
Intervenant à son tour, Mgr Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga, éveque auxiliaire de Tegucigalpa, au Honduras, a abordé le thème de l’inculturation
de la foi, qui exige la promotion des grandes valeurs chrétiennes. Mgr Henry Sebastian D’Souza, archeveque de Calcutta, a mis en évidence l’obligation pour les chrétiens de s’engager en politique et le devoir de l’Eglise de
les soutenir. (apic/bdc/be)