Synode : Conférence de presse de la délégation suisse (291087)
Rome, 29octobre(APIC) Dans l’ensemble, tous nos souhaits ont été entendus, donc nous sommes contents, a déclaré jeudi au cours d’une conférence
de presse à Rome Mgr Gabriel Bullet, qui conduisait la délégation suisse au
Synode des éveques sur la vocation et la mission des laics dans l’Eglise et
dans le monde. D’après Mgr Bullet, les propositions remises au pape tiennent compte du désir des éveques suisses d’une plus grande participation
des laics dans les processus de décision dans l’Eglise. En ce qui concerne
la femme, les éveques ont réaffirmé qu’il ne devait pas y avoir de discriminations entre l’homme et la femme, "mais, a-t-il précisé, moi je serais
allé un peu plus loin".
Quant à Mgr Eugenio Corecco, éveque de Lugano et invité personnel du pape Jean Paul II au Synode, il a relevé que ce synode était une expérience
personnelle très enrichissante, une "immersion dans l’universalité de
l’Eglise". Pour lui, c’est l’un des synodes les plus importants qui ont
suivi le Concile Vatican II et "cela donne un coup de fouet à l’Eglise". Et
le partisan de "Communion et Libération" d’affirmer que les mouvements y
ont trouvé leur consécration une fois pour toutes. On a défini les critères
de l’ecclésialité des mouvements, qui constituent une grande expérience
pour l’Eglise.
Quant à l’éveque missionnaire valaisan, Mgr Gabriel Balet, éveque de
Moundou, au Tchad, également présent à cette conférence de presse, il s’est
demandé comment il allait traduire ce "Message au peuple de Dieu" dans la
réalité de son pays d’adoption. Il a notamment relevé les notions différentes de "paroisses" au Tchad et en Europe. Mme Carmen Pronini, du Comité national de l’apostolat des laics, l’une des trois personnes qui ont accompagné Mgr Bullet comme conseillers laics, a salué la lente évolution des
mentalités vis-à-vis de la femme. Mgr Corecco a alors souligné que l’on
n’avait pas voulu trop augmenter le nombre de ministères, que ce n’était
pas opportun, car il ne faut pas nécessairement "ministérialiser" ce que
peuvent faire les laics. En ce qui concerne le diaconat de la femme, rien
ne figure dans les propositions : reste à savoir s’il y a eu réellement
dans l’histoire une forme de diaconat féminin. (apic/jt/be)