Synode: au-delà des séminaires, la formation (071090)
Rome, 7octobre(APIC) 209 Pères synodaux étaient présents samedi matin 6
octobre pour la 10e session plénière du Synode des évêques réunis à Rome
pour traiter de "La formation des prêtres dans les circonstances actuelles".
Officiellement, les participants au Synode sont au nombre de 238. Le
cardinal Antonio Inocenti, préfet de la Congrégation du Vatican pour le
clergé, a néanmoins annoncé que le chiffre de 238 n’avait jamais été atteint: l’archevêque de Vancouver (Canada), Mgr Parney, est décédé le 16
septembre dernier; trois évêques délégués par les épiscopats du Cambodge,
du Laos et du Vietnam n’ont pas été autorisés à quitter leur pays; enfin,
le patriarche d’Antioche des maronites, Mgr Sfeir, (Liban) ne participe pas
au Synode en raison des circonstances difficiles que traverse le Liban.
Au cours de la 10e séance plénière, Mgr Veillette, évêque auxiliaire de
Trois-Rivières (Québec) a souhaité que le stage pastoral proposé aux séminaristes soit reconnu par toute l’Eglise comme "partie intégrante et nécessaire de la formation des prêtres". Ce stage, a observé l’évêque, est très
utile pour vérifier les motivations personnelles des candidats au sacerdoce.
Mgr Dewlin (Gibraltar) a plaidé pour sa part pour une plus grand place
des sports dans la vie des séminaristes. Il a aussi insisté sur la souplesse nécessaire des prêtres pour pouvoir s’adapter "a toutes les saisons".
Mgr Giraldo Faramillo (Cucuta/Colombie) a quant à lui souligné l’enjeu
de la formation permanente des prêtres. Les prêtres ordonnés depuis une dizaine d’années, a-t-il remarqué, peuvent déjà connaître, faute de formation
continue, "la routine pastorale, la fatigue spirituelle, le découragement,
la frustration". L’évêque colombien conseille aux prêtres "fatigués" un entretien avec un psychologue, l’organisation d’une année sabbatique et demande un vade-mecum pour une formation permanente.
Parler plus librement
L’évêque chargé des communautés catholiques slovaques à l’étranger, Mgr
Hrusovsky, s’est, lui, réjoui de pouvoir parler aujourd’hui avec plus de
liberté que par le passé. Il a informé les Pères synodaux de l’existence en
Slovaquie de cinq séminaires, mais a regretté que les conséquences du régime politique précédent continuent de se faire sentir. "Le matérialisme et
le marxisme sont morts, a-t-il déclaré, mais leur poison fait toujours son
effet".
Administrateur apostolique de Minsk, Mgr Kondrusiewikz a affirmé que 213
églises sont actuellement ouvertes en Biélorussie, où travaillent 69 prêtres pour quelque 2 millions de fidèles. Depuis le 1er septembre, le premier Grand séminaire biélorusse est ouvert à Grodno mais il est dans un
état désastreux pour accueillir les 39 séminaristes en formation.
Autre intervention, celle de Mgr Flynn (Lafayette/Etats-Unis). Il a
plaidé en faveur du célibat sacerdotal, non comme contrainte imposée par
l’Eglise, mais comme "don de Dieu" fait à celui qui accepte de le vivre librement. Selon lui, la suppression du célibat obligatoire pour les prêtres
ne serait pas une solution, pas plus que la suppression du mariage ne résoudrait le problème de la fidélité dans l’amour conjugal. (apic/cip/jt/pr)