Rome, 20 aout (apic/cip) Jeudi s’est ouvert à Castelgandolfo, en présence
de Jean Paul II, un symposium sur l’Europe et ses influences culturelles
auquel participent de nombreux experts de différents pays. La rencontre,
qui se poursuivra jusqu’à samedi, a pour thème ’’l’Europe et son apport’’,
et est organisé par le palais pontifical de Castelgandolfo en collaboration
avec l’Institut pour les Sciences Humaines de Vienne. Jean Paul II, qui
devrait assister à l’entièreté des travaux, y prendra la parole samedi.
Le thème de la rencontre a été introduit par Kristof Michalki. ’’notre
but, a-t-il indiqué, est d’explorer les idées et les comportements de l’Europe à partir du moment ou ils sont devenus objet de débats : là ou ces idées et comportements ont été refusés, là ou ils ont pénétré les milieux
étrangers, avec leurs conséquences humaines ou inhumaines, là ou ils ont
été l’objet de haine ou d’amour.’’ M. Michalsky a ici noté que l’Europe,
avant d’etre un problème pour les autres, en était un pour elle-meme, un
thème qui est également à l’ordre du jour du colloque.
La première intervention a été prononcée par le cardinal Franz Koenig,
ancien archeveque de Vienne, qui a parlé des ’’fondements spirituels de
l’Europe’’. il a entre autres rappelé que l’histoire, et depuis la naissance des nations européennes, s’est accomplie parallèlement à l’évangelisation du vieux continent. Il a invité les chrétiens d’aujourd’hui à unir leurs
efforts pour retrouver leurs origines et redonner vie aux valeurs qui ont
contribué à l’unité spirituelle de l’Europe, des valeurs qui, a-t-il dit,
ont été source de civilisation pour beaucoup d’autres peuples de la terre.
Le christianisme: racine commune de l’Europe
Le cardinal Koenig a fait allusion aux interventions en ce sens des fondateurs de la nouvelle Europe, parmi lesquels Konrad Adenauer, Robert Schuman et Alcido de Gasperi, ainsi qu’aux prises de position du Concile Vatican ii, des papes et du conseil des conférences épiscopales européennes
(CCEE) en la matière. ’’l’Europe, a-t-il conclu, a été baptisée par le
christianisme, et les nations qui la composent, en dépit de leur diversité,
sont restées de cette facon unies entre elles.’’
Le second intervenant n’était autre que le frère du président de la
r.f.a., Karl Friedrich von Weisaecker, qui a parlé de ’’l’Europe au sein
des cultures mondiales’’. il a insisté sur trois grands roles joués par
l’Europe : la création d’un système de marché qui rende possible la justice
sociale, et donc la liberté ., la transformation de la treve actuelle entre
les puissances mondiales en une paix politique ., et la réconciliation de
la science et de la technique avec la nature. (apic/bdc/cr)