Suisse: votations fédérales du 17 mai
Le "non" de l’Association "Oui à la vie"
Berne, 13avril(APIC) L’Association "Oui à la vie" recommande le "non" au
contre-projet de l’assemblée fédérale à l’initiative dite du "Beobachter"
sur les techniques de procréation. "Oui à la vie" reconnait les progrès apportés par ce projet, mais ne peut admettre qu’on autorise en même temps la
fécondation in vitro et l’insémination articificielle avec des gamètes d’un
donneur étranger. L’association refuse en outre la révision du code pénal
en matière d’intégrité sexuelle.
"Un article constitutionnel douteux engendre presque infailliblement une
loi d’application douteuse", estime l’association. Forte de l’affirmation
selon laquelle l’embryon est un être humain dès le moment de sa conception,
l’Association rappelle que pour une naissance après fécondation in vitro,
il faut sacrifier 180 embryons. Cette intrusion de la technique dans le domaine le plus intime de l’existebnce humaine est dangeureuse car elle réalise la principale conditions aux manipulations génétiques. Cette pratique
articielle permet de faire un choix parmi les gamètes et favorise ainsi les
pratiques eugéniques.
Le coût très élévé de l’opération, 180’000 à 360’000 francs et l’accés à
ces techniques à des couples non mariés ainsi que le don de sperme par des
tiers a également un apsect social important et risque de priver de nombreux enfants du cadre familial naturel auquel ils ont droit, précisent les
opposants.
Sur le plan médical enfin, le taux d’échecc très élevé (95%) et les inconnues qui subsistent au sujet d’éventuels effets secondaires ne justifient pas non plus, selon l’Association, l’usage de cette pratique. En cas
de rejet par le peuple, "Oui à la vie" proposera alors un nouvel article
contitutionnel garantissant une véritable protection de l’embryon.
"Non" à la révision du code pénal
L’association "Oui à la vie" rejette aussi la révision du code pénal en
matière d’intégrité sexuelle. C’est elle qui avait d’ailleurs lancé l’été
dernier le référendum contre cette révision. Selon l’association, la protection juridique des jeunes de moins de 16 ans en matière sexuelle est
largement compromise et on sape en outre les droits parentaux en matière
d’éducation.
La libéralisation presque complète de la pornographie contribue également à la destruction du climat moral de la société et de la famille et
doit donc être combattue, estime "Oui à la Vie". (apic/com/mp)