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    Suisse: votations du 17 mai sur le FMI et la Banque mondiale (080592)

    Document du bureau interconfessionnel "Foi et Economie"

    Pour une libre économie de marché

    Fribourg, 8mai(APIC) Le bureau interconfessionnel d’information "Foi et

    Economie", dont le siège est à Fribourg, vient de publier un document de 4

    pages concernant l’adhésion de la Suisse au FMI et à la Banque mondiale. Le

    document qui plaide pour une libre économie de marché, souligne la nécessité de distinguer clairement entre les causes de la crise, ses effets et ses

    remèdes. Il déplore le manque de discernment en la matière qui fait que des

    revendications, pourtant bien intentionnées, ne sont souvent pas dans l’intérêt des populations nécessiteuses.

    Walter Buchs, auteur de l’étude souligne qu’il est faux de continuer

    d’affirmer que les causes profondes de l’échec du développement dans de

    nombreux pays sont à mettre sur le compte des pays riches. Il est faux aussi de faire croire aux gens dans la détresse que c’est aux pays du Nord, et

    non pas à leur propre gouvernement d’y remédier sans la moindre condition.

    L’échec des économies du tiers-monde et des économies planifiées des pays

    de l’Est montre bien, selon l’auteur, que la cause de la crise réside dans

    une politique économique erronée. Le manque de rigueur dans la politique

    monétaire conduit à l’inflation et à la fuite des capitaux. La limitation

    de la propriété privée, le contrôle et la limitation des prix font disparaître l’esprit d’entreprise et empêchent en fin de compte les investissements productifs.

    Les ajustements structurels proposés par le FMI prévoient des réformes

    en profondeur dans ce domaine qui seules peuvent amener une amélioration à

    long terme, estime l’auteur. L’origine de la pauvreté croissante n’est pas

    ainsi à chercher dans les programmes d’ajustement structurels, mais dans

    leur application lacunaire et hésitante. Tout le monde est d’avis

    aujourd’hui, rappelle W. Buchs, que l’octroi de crédits doit être lié à de

    sévères conditions, notamment pour s’assurer que les populations

    bénéfieront vraiment de l’aide apportée. Certes le coût social peut être

    élevé, mais il faut dire que de nombreux Etats, au lieu de couper dans les

    dépenses liées à une administration et à une armée pléthoriques, préfèrent

    limiter les budgets de l’éducation et de la santé publique.

    La principale contribution que les pays insdiustrialisés peuvent

    apporter aux pays du Sud est l’ouverture de leurs marchés, notamment en

    abolissant les mesures protectionnistes, rappelle l’auteur.

    En conclusion, Walter Buchs estime qu’il n’est pas digne de la Suisse de

    profiter de l’activité du FMI et de la Banque mondiale sans en partager la

    responsabilité. (apic/com/mp)

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