Document du bureau interconfessionnel "Foi et Economie"
Pour une libre économie de marché
Fribourg, 8mai(APIC) Le bureau interconfessionnel d’information "Foi et
Economie", dont le siège est à Fribourg, vient de publier un document de 4
pages concernant l’adhésion de la Suisse au FMI et à la Banque mondiale. Le
document qui plaide pour une libre économie de marché, souligne la nécessité de distinguer clairement entre les causes de la crise, ses effets et ses
remèdes. Il déplore le manque de discernment en la matière qui fait que des
revendications, pourtant bien intentionnées, ne sont souvent pas dans l’intérêt des populations nécessiteuses.
Walter Buchs, auteur de l’étude souligne qu’il est faux de continuer
d’affirmer que les causes profondes de l’échec du développement dans de
nombreux pays sont à mettre sur le compte des pays riches. Il est faux aussi de faire croire aux gens dans la détresse que c’est aux pays du Nord, et
non pas à leur propre gouvernement d’y remédier sans la moindre condition.
L’échec des économies du tiers-monde et des économies planifiées des pays
de l’Est montre bien, selon l’auteur, que la cause de la crise réside dans
une politique économique erronée. Le manque de rigueur dans la politique
monétaire conduit à l’inflation et à la fuite des capitaux. La limitation
de la propriété privée, le contrôle et la limitation des prix font disparaître l’esprit d’entreprise et empêchent en fin de compte les investissements productifs.
Les ajustements structurels proposés par le FMI prévoient des réformes
en profondeur dans ce domaine qui seules peuvent amener une amélioration à
long terme, estime l’auteur. L’origine de la pauvreté croissante n’est pas
ainsi à chercher dans les programmes d’ajustement structurels, mais dans
leur application lacunaire et hésitante. Tout le monde est d’avis
aujourd’hui, rappelle W. Buchs, que l’octroi de crédits doit être lié à de
sévères conditions, notamment pour s’assurer que les populations
bénéfieront vraiment de l’aide apportée. Certes le coût social peut être
élevé, mais il faut dire que de nombreux Etats, au lieu de couper dans les
dépenses liées à une administration et à une armée pléthoriques, préfèrent
limiter les budgets de l’éducation et de la santé publique.
La principale contribution que les pays insdiustrialisés peuvent
apporter aux pays du Sud est l’ouverture de leurs marchés, notamment en
abolissant les mesures protectionnistes, rappelle l’auteur.
En conclusion, Walter Buchs estime qu’il n’est pas digne de la Suisse de
profiter de l’activité du FMI et de la Banque mondiale sans en partager la
responsabilité. (apic/com/mp)