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    Un phénomène de plus en plus répandu

    Suisse: Violence dans les services sociaux

    Neuchâtel, 8 mai 2003 (APIC) Sous le titre "Violence dans les services sociaux", "La Vie protestante neuchâtelois" consacre un dossier à ce phénomène de plus en plus présent dans les bureaux des services sociaux de Suisse. L’article s’interroge, pour se demander si l’usager est finalement coupable ou simplement victime.

    Isabelle Baume, assistante sociale au service social de La Chaux-de-Fonds, dans le haut pays neuchâtelois, sait de quoi elle parle, en abordant la question. Depuis quelques années en effet, on dénombre de plus en plus de situations et d’actes de violence dans les services sociaux. Parallèlement, les polices de chaque canton dénoncent une augmentation très importante de la délinquance, notamment auprès des mineurs. Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’aide aux victimes d’infraction (LAVI), on ne cesse de souligner l’accroissement des cas de violence dénoncés, note l’assistance sociale.

    Les préposés aux services sociaux sont du reste souvent en première ligne pour recevoir les coups des personnes en difficulté, qui ont recours aux services sociaux en Suisse. Pour Isabelle Baume, la responsabilité est ambivalente. Car, dit-elle, il existe un ensemble d’explications qui, mises dos à dos, font à terme le lit de cette violence.

    A Genève aussi

    Directeur de Caritas Genève aujourd’hui à la retraite, Jean Grob, reconnaissait lui aussi que la violence se manifestait de plus en plus dans les bureaux de ses services à Genève. "C’est quelque chose qui se développe malheureusement beaucoup". Quelqu’un disait, confiait-il: "A Caritas, on fait ou des ingrats ou des mécontents". "Il faut l’accepter. Nos assistants sociaux doivent faire face maintenant à beaucoup plus de violence verbale, voire physique, à des menaces aussi. Ce phénomène est plus présent que par le passé. Les consultants sont plus agressifs et plus exigeants, en imaginent par exemple qu’en arrivant chez nous, ils vont en ressortir avec un travail. Et tout le reste. Ces moments sont pénibles, principalement lorsqu’en plus on vous insulte, parce que vous n’avez pas pu leur donner ce qu’ils attendaient. Ces moments ne sont pas simples à gérer. On se sent parfois impuissant à résoudre un cas difficile, on se heurte à l’impossibilité d’agir, ou dans l’obligation d’éconduire quelqu’un, en dépit du fait que nous faisons de l’accueil une priorité". (apic/lvn/jv/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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