Suisse: un évêque auxiliaire pour le diocèse de Sion (140690)
Sion/Berne, 14juin(APIC) La nouvelle couvait depuis un certain temps déjà. Elle est maintenant officielle. Le pape Jean Paul II a accepté d’accéder à la requête de Mgr Henri Schwery, évêque du diocèse de Sion, de lui
donner un évêque auxiliaire qui, selon toute vraisemblance, sera de langue
allemande. La nouvelle a été annoncée par Mgr Schwery lui-même à l’ouverture de son nouveau Conseil presbytéral, puis devant la Conférence des évêques suisses réunies du 11 au 13 juin à Einsiedeln. Le Saint-Siège a donc
décidé la consécration prochaine d’un évêque auxiliaire dont la désignation
devrait intervenir cette année encore.
La décision du pape est tout à fait indépendante de la situation actuelle du diocèse de Coire. La demande de Mgr Schwery date en effet de bien
avant les événements attachés à la succession de Mgr Vonderach. Plusieurs
autres diocèses suisses bénéficient du reste d’évêques auxiliaires. C’est
le cas du diocèse romand de Lausanne, Genève et Fribourg et de celui de Bâle, avec chacun deux auxiliaires.
Partout dans l’Eglise universelle, on assiste à la désignation de nouveaux évêques auxiliaires, nommés pour décharger l’évêque titulaire d’une
partie de ses tâches de plus en plus lourdes à assumer ces dernières années. Diriger un diocèse est devenu souvent trop complexe pour un seul homme,
d’autant plus que les évêques suisses se partagent de nombreuses représentations au sein d’organismes internationaux. Sans compter que chaque membre
de cette Conférence se voit investi d’un nombre impressionnant de dossiers
et de "dicastère", proportionnellement beaucoup plus élevé qu’en France, en
Italie ou en Allemagne par exemple.
La demande d’un évêque auxiliaire relève de la décision de l’évêque diocésain, conformément au Code de Droit canonique. L’évêque de Sion y a recouru en faisant valoir la réalité complexe de son diocèse: la dispersion
des paroisses dans une géographie alpine et l’exigence d’une présence épiscopale non seulement administrative mais aussi culturelle aux deux sensibilités différentes liées aux langues officielles du pays. Le français et
l’allemand dans le canton du Valais.
Pas droit de succession
Les arguments avancés dans ce sens par Mgr Schwery au nonce apostolique
à Berne puis transmis par ce dernier au pape ont donc porté. Mgr Schwery
avait au préalable consulté tous les prêtres du diocèse il y a quelques années pour connaître leurs préavis sur les prêtres pouvant être appelés à
l’épiscopat. Il en a transmis le résultat à la nonciature qui recueille
maintenant des renseignements par voie de consultation confidentielle afin
de faciliter au pape la décision qu’il devra prendre sur la présentation
personnelle que lui fait l’évêque de Sion.
Le titre d’évêque auxiliaire de l’évêque de Sion souligne bien qu’il
n’est pas donné à une portion de territoire, mais bien à l’évêque du diocèse. Le nouvel évêque aura donc le titre d’auxiliaire, et non celui de coadjuteur, c’est-à-dire qu’il n’aura pas droit de succession au terme du mandat de l’évêque diocésain. (apic/fxa/pr)