Fribourg, 21février(APIC) L’Espérance, la Miséricorde et le Saint Esprit,
c’est sur ces trois thèmes que les évêques des trois diocèses de Suisse Romande se sont penchés dans leurs lettres pastorales en ce temps de Carême
1988.
Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, intitule sa
lettre pastorale "Des signes d’espérance et des questions qui attendent une
réponse". Mgr Mamie s’y inquiète du manque des vocations, du viellisssement
des prêtres, du peu de pratique religieuse, mais il s’y réjouit aussi des
jeunes qui prient pour la paix, des catéchistes bénévoles, du développement
et de l’activité des conseils de paroisse. De plus, Mgr Maie nous annonce
une année des vocations dès l’automne 1988 "dont le but premier est d’obtenir des jeunes qu’ils répondent nombreux à l’appel que Dieu ne cesse de
leur adresser, pour qu’ils deviennent prêtres". Mgr Mamie termine sa lettre
en nous invitant à l’espérance.Il nous rappele que "toutes les réussites
humaines, si belles soient-elles, ne valent pas le prix de la vie qui nous
a été donnée et qui ne sera pas détruite à l’heure de notre mort, mais bien
transformée dans la vision de Dieu."
Mgr Otto Wüst, évêque de Bâle, cite Mt 9,13: "C’est la miséricorde que
je veux" comme en-tête à sa lettre pastorale. Il se demande ce que Dieu attend de nous, "en ce temps de pénitence sur le chemin qui nous conduit vers
Pâques". C’est dans la Bible et la liturgie qu’il trouve la réponse: la
miséricorde. Il nous rappelle l’attention que Jésus a porté à tous les
pauvres et aux exclus, car "c’est la miséricorde que (Dieu) désire et non
les sacrifices" (Os 6,6). Mgr Wust donne quelques exemples concrets de la
miséricorde: nourrir les affamés, consoler les affligés, pardonner de tout
coeur à ceux qui nous offensent, etc. Il parle également de la campagne de
carême actuelle de l’Action de Carême: "Créer des liens", il nous invite
donc à créer ces liens dans la miséricorde, avec tous, et surtout actuellement, avec les étrangers, les réfugiés et les demandeurs d’asile.
Mgr Henri Schwery, évêque de Sion, intitule sa lettre pastorale "L’Année
mariale au souffle de l’Esprit". Il nous rappelle la proximité du XXIème
siècle et la nouveauté que cela suppose, en effet Dieu a dit à plusieurs
reprises: "Voici que je vais faire toutes choses nouvelles" (Ap 21,5). Ainsi, pour arriver à ces choses nouvelles, différentes, c’est l’Esprit Saint
qui souffle sur le croyant, lors du baptême, de la confirmation, mais aussi
tout au long de sa vie. Mgr Schwery nous invite donc tous à ne pas succomber à l’asphyxie de la chrétienté et à ne considérer que son remède: "la
respiration vivante des croyants habités par le souffle de l’Esprit". Il
invite également les chrétiens à "ne pas avoir peur d’être "différents".
Car c’est cela la seule vraie "nouveauté" que tout l’Evangile proclame".
Enfin, en cette Année Mariale, il nous rappelle l’exemple de Marie qui a su
accueillir Dieu le plus parfaitement. (apic/bd)