Suisse romande: le mouvement de la Vie montante fête ses 25 ans (110490)
Lausanne, 11avril(APIC) Plus de 4’000 aînés et retraités de la Suisse romande, quatre évêques et plus de cent prêtres sont attendus le 7 juin à la
patinoire de Malley (Lausanne), pour fêter le 25ème anniversaire de la "Vie
montante", le mouvement des aînés de l’Eglise catholique. Créé en France il
y a un peu plus de 25 ans, ce mouvement s’est rapidement répandu en Suisse.
Un premier groupe a vu le jour à Lausanne en 1966. D’autres ont suivi, un
peu partout en Romandie.
Avant que le mouvement se constitue officiellement, certaines paroisses
de grandes villes comme Genève, Lausanne et Sion organisaient déjà pour les
aînés des réunions de préparation spirituelle à l’occasion de grandes fêtes
liturgiques. Il est cependant certain que le Mouvement Vie montante (MVM)
de France, notamment par les visites de son secrétaire général, Mgr d’Humières, faites à Genève et à Lausanne, a contribué au démarrage de ce mouvement en Suisse romande et à la création, grâce à l’initiative de Mgr Barras et du Chanoine Albert Catto, du premier groupe fondé le 3 novembre à
Lausanne, en l’Eglise du St-Rédempteur.
D’autres groupes seront par la suite créés: en Valais en 1967, à Genève
une année après, puis à Fribourg et dans le Jura. Le mouvement se propage
d’abord dans les grandes et moyennes villes, puis à la campagne, bien que
plus difficilement. Les réunions, qui sont animées exclusivement par des
prêtres groupent alors peu de laïcs prêts à assumer des responsabilités.
Jusqu’en 1972, Mgr Barras, puis plus tard Mgr Schmidt réunissent deux fois
l’an les aumôniers cantonaux, dans le but de poursuivre l’oeuvre commencée
dans l’esprit du mouvement. Depuis 1972, la VM fait partie de la Communauté
romande de l’apostolat des laïcs (CRAL).
Création d’un secrétariat et d’un bulletin romands
En 1972 toujours, les évêques de la Suisse romande, de plus en plus intéressés par le mouvement, désignent le chanoine Catto de Lausanne pour assumer le rôle d’aumônier romand, fonction qu’il occupera jusqu’en 1982.
Pionnier de la VM, le chanoine Catto, assisté des aumôniers cantonaux, va
non seulement maintenir les acquis, mais encore pourvoir au recrutement de
laïcs, favoriser les réunions de masse, des pèlerinages et des sorties
d’aînés. Il ambitionne de créer de nouvelles cellules de VM, de constituer
une équipe romande responsable du mouvement sur la base d’équipes locales
et cantonales. Ses efforts seront couronnés de succès par la création en
1976 d’un comité et d’un secrétariat romands chargés de la direction et du
développement du mouvement et de la liaison avec le Comité directeur de la
VM en France.
Dès 1978, un bulletin romand voit le jour. Il s’ajoute à celui édité par
la VM de France. La VM s’organise peu à peu. Etant un mouvement de laïcs
pour des laïcs, il recrute et forme des animateurs pour les équipes locales
et régionales, et coordonne leur mission avec le conseiller spirituel. Depuis 1977, des cours de formation pour animateurs sont organisés dans les
cantons. Le mouvement, qui va confirmer ses structures en 1987 par des statuts, crée en 1990 son propre journal.
Mouvement laïc chrétien de retraités, la VM est ouverte à l’oecuménisme
et aux problèmes sociaux. Ses activités vont des rencontres mensuelles de
groupes locaux aux retraites et pèlerinages, en passant par des visites
faites aux malades et aux isolés. Il a pour but de donner un sens à la retraite en valorisant les possibilités des retraités et d’apporter un soutien moral et spirituel. Le mouvement, qui a à sa tête l’abbé Jean-Marie
Patois comme aumônier, compte aujourd’hui 5’000 membres répartis en 188
groupes paroissiaux dans les six cantons romands. (apic/pr)