Suisse romande: enquête sur le bénévolat dans l’Eglise catholique (111191)
Lausanne, 11novembre(APIC) Le bénévolat est bien vivant en Suisse
romande, c’est ce qui ressort d’une enquête effectuée en 1989 et 1990 par
L’Association Romande des Personnes Engagées dans la Pastorale (ARPEP). Les
personnes interrogées disent leur joie de servir et leur désir de vivre
encore mieux leur engagement.
700 questionnaires ont été envoyés en 1989 et 1990, 127 personnes ont
répondu à l’enquête. Ce sont en grande majorité des femmes. Les personnes
interrogées sont le plus souvent mariées et leur âge moyen est de 47 ans.
Un tiers est actif en catéchèse, le reste se répartissant entre les
mouvements, la liturgie, les conseils de communauté, l’accompagnement des
malades et les services sociaux. Ces engagements sont vécus essentiellement
dans le cadre de la paroisse.
L’interpellation directe par un membre du clergé ou par une personne
déjà engagée a été le plus souvent à la base d’un engagement, mais d’autres
motivations entrent en jeu: le souci de transmettre la Foi, la volonté de
rendre service ainsi que l’épanouissement personnel. Les deux tiers des
bénévoles interrogés consacrent de 1 à 4 heures par semaine, le dernier
tiers entre 4 et 10 heures. Cette disponibilité gratuite dure de 5 à 15 ans
avec un record de 53 ans.
La plupart des bénévoles ont reçu en cours d’emploi une formation
pastorale de base donnée par les diocèses; les liens qui les unissent à
leur paroisse ou aux autres groupements sont considérés comme bons, mais
ils pourraient être renforcés notamment avec les centres de liturgie et les
aumôneries de jeunes. Les personnes engagées peuvent la plupart du temps
bénéficier du soutien et de l’accompagnement des prêtres et des laïcs
permanents, par contre, beaucoup ne se sentent pas aidées par la
communauté. D’autres aspects négatifs ressortent aussi: stress, manque de
temps, sentiment de solitude et d’isolement, trop petit nombre de
bénévoles.
L’enquête portait également sur les aspects matériels du bénévolat. Le
principal souhait est de disposer de locaux plus accueillants. Le matériel
pour la formation personnelle est souvent insuffisant ou mal adapté.
Le rapport conclut sur une note optimiste en qualifiant le bénévolat de
"formidable coup de pouce donné à l’Eglise et à la société; un service dont
nos institutions ne peuvent se passer". Le bénévolat est une richesse à
développer. La société et l’Eglise pourront continuer à en retirer les
fruits positifs. La synthèse de l’enquête pourra servir de points de
repères d’évaluation et de pause de jalons pour l’avenir dans chaque
canton. (apic/mp)
Le rapport d’enquête peut être obtenu au prix de 15.- francs auprès du
secrétariat de l’ARPEP Marie-Jo Vasseur, 51, Rte Aloïs Fauquez, 1018
Lausanne