Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    de substitution et le travail d’utilité publique

    Suisse : réflexion de Caritas sur les peines (161189)

    Lucerne, 16novembre(APIC) Les courtes peines d’emprisonnement prononcées

    par l’Etat ont-elles toujours un sens aujourd’hui ou serait-il préférable

    de leur substituer dans la mesure du possible des prestations utiles à la

    communauté ? Cette question était au centre de la discussion qu’ont eue le

    groupe de Caritas Suisse spécialisé dans l’aide aux prisonniers et la Paulus-Akademie de Zurich. De nombreux experts y étaient également présents.

    Les spécialistes contestent de plus en plus la nécessité d’imposer de

    courtes peines d’emprisonnement. Il semble que celles-ci remplissent fort

    mal le but principal qui sous-tend toute peine, soit la réadaptation du

    délinquant à la vie sociale. Preuve en est le nombre de récidivistes.

    Les statistiques criminelles montrent que quelque 13’000 peines

    d’emprisonnement ferme sont prononcées chaque année en Suisse, dont 60% de

    moins de six mois et même 20% de un à trois mois. En chiffres absolus, cela

    signifie que sont infligées chaque année 8’000 peines d’emprisonnement de

    six mois ou moins.

    Les participants à la réunion considèrent tous que l’introduction du

    travail d’utilité publique comme sanction pénale répond véritablement à un

    besoin, tout en rappelant que tous les délinquants n’approuvent pas ce

    changement. Mais les expériences faites à l’étranger, ainsi qu’en Suisse en

    droit pénal des mineurs, sont positives, aussi et même surtout parce que

    cette forme de peine donne la possibilité au délinquant d’effectuer quelque

    chose d’utile à la commuanuté dont il a lésé les intérêts.

    Dans son avant-projet concernant les dispositions générales du Code

    pénal suisse, le professeur H. Schultz, mandaté par le Département fédéral

    de justice et police, prévoit l’application du travail d’utilité publique

    comme sanction pénale. Lorsque le condamné doit purger une peine

    d’emprisonnement inférieure à une année ou payer des amendes, le juge peut

    commuer cette peine, avec l’accord du délinquant, en un travail d’utilité

    publique d’une durée de 10 à 240 heures, à condition :

    -qu’il s’agisse d’un délinquant primaire (soit non récidiviste)

    -que l’amende ou la peine d’emprisonnement ne semble pas indispensable à

    l’"amélioration" du délinquant

    -que le travail d’utilité publique soit effectué gratuitement en faveur

    d’institutions sociales ou autres

    Questions en suspens

    Cette novuelle sanction pénale est donc en bonne voie de réalisation,

    même s’il reste de nombreux problèmes à résoudre. Une question notamment

    revient systématiquement : le travail d’utilité publique doit-il être

    intégré au Code pénal comme une peine en tant que telle ou comme une peine

    substitutive de l’emprisonnement ?

    Quantité d’autre points doivent encore être réglés, notamment au niveau

    de l’exécution pratique : le contrôle et l’appréciation du travail fourni,

    l’accompagnement et l’assistance aux délinquants pendant la période de travail social, sans oublier le respect des prescriptions en matière de droit

    du travail et de la responsabilité civile. L’introduction du travail d’utilité publique en Suisse est d’autant plus compliquée que les cantons sont

    compétents en matière d’exécution des peines, ce qui pose d’inévitables

    problèmes de coordination.

    Par ailleurs, les participants à la réunion estiment que le travail

    d’utilité publique ne doit en aucun cas remplacer les peines

    d’emprisonnement avec sursis, qui ont fait leurs preuves et font désormais

    partie intégrante du système pénal suisse. (apic/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus