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    La participation de l’Eglise catholique souhaitée

    Suisse: proclamation de l’année de la Bible en 1998 ? (280394)

    Männedorf, 28mars(APIC) Les délégués de la Société biblique suisse, lors

    de leur dernière assemblée vendredi et samedi derniers au centre protestant

    d’études de Boldern à Männedorf (ZH), ont pris au sérieux l’idée d’un participant de proclamer 1998 "l’année de la Bible". Sa réalisation dépend

    principalement des Eglises membres de la Société biblique suisse: les Eglises réformées cantonales, l’Eglise catholique chrétienne, les Eglises libres. Mais pour une telle initiative oecuménique, la participation de

    l’Eglise catholique romaine serait souhaitable, comme cela a été le cas en

    Allemagne en 1992.

    Le but de cette année: renouveler dans notre pays l’intérêt pour un livre, traduit en 2062 langues. Certes beaucoup de Suisses ont une Bible à la

    maison, mais combien sont-ils ceux qui la lisent régulièrement ? Une année

    consacrée à la Bible pourrait susciter parmi les chrétiens - et pas seulement parmi ceux qui assistent au culte ou à la messe - un nouvel élan pour

    ce livre capital pour l’humanité.

    Elsbeth Diagouraga-Scherrer, traductrice bibliste d’origine suisse vivant à Paris, a expliqué à la centaine de délégués le pourquoi de la traduction du Nouveau Testament en français fondamental. Cette traduction est

    destinée plus spécialement à un public non-francophone dont le niveau de

    langue et de vocabulaire n’est souvent pas assez élevé pour des traductions

    en français littéraire. Le français fondamental n’est pas une langue, mais

    une structure de langage comprenant 1500 à 3000 mots au maximum. Les textes

    bibliques ainsi traduits fournissent l’un des seuls matériels à disposition

    pour la post-alphabétisation.

    Le français fondamental n’est pas un but en soi, a expliqué la traductrice, mais il se veut un passage permettant aux personnes les moins lettrées un premier accès à l’Evangile. Le vocabulaire usuel sélectionné se

    base sur trois critères: la fréquence de l’emploi, l’utilité et l’expérience. Il se veut concret et proche du quotidien. Enfin la présentation du

    texte biblique est rendue la plus attrayante possible, pour en faciliter

    l’accès et la lecture.

    Une autre traduction, dont la révision est en cours, a également été

    présentée aux délégués: "La Bible de Zurich". Cette traduction se veut accessible à chacun dans les Eglises, les écoles ou les foyers.

    Les comptes de l’année et le budget de la Société biblique ont été acceptés à l’unanimité par les 100 personnes présentes lors de l’Assemblée.

    Anne-Lise Nerfin-Schauenberg, pasteure, représentante de l’Eglise réformée

    genevoise, a été élue comme nouveau membre du comité. La Communauté des

    Eglises Adventistes du 7ème Jour a été reçue comme nouveau membre de la Société biblique suisse. (apic/com/ba)

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