Suisse: pour une aide accrue aux pays de l’Asie centrale (131092)
Berne, 13octobre(APIC) 150 millions de francs au minimum, telle est la
somme que réclame la Communauté de travail des oeuvres suisses d’entraide
en faveur des pays d’Asie centrale. Une lettre demandant de concentrer
clairement les efforts de la Suisse dans cette région vient d’être adressée
aux Commissions des affaires étrangères du Conseil national et du Conseil
des Etats.
Depuis le 23 septembre 1992, la Suisse dispose d’un siège au FMI. Le
Kirghizstan, l’Ouzbekistan, le Turkmenistan et l’Azerbaïdjan font partie du
’groupe de voix’ dirigé par la Suisse. La pratique veut que le pays leader
d’un goupe défende particulièrement les intérêts de ses membres, écrivent
Swissaid, l’Action de Carême, Pain pour le Prochain, Helvetas et Caritas.
La Commission des affaires étrangères du Conseil national se prononcera
les 15 et 16 octobre sur un crédit supplémentaire de 600 millions de francs
pour tous les pays de l’ex-URSS. Mais les nouveaux Etats indépendants de
l’Asie centrale sont tout à fait comparables à des pays en voie de développement "classiques", remarque la Communauté de travail. La mise à disposition de nouveaux fonds doit donc se faire par la Direction de la coopération au développement et de l’aide humanitaire (DDA) et non pas par d’autres offices sans expérience dans le domaine, expliquent les oeuvres d’entraide.
L’idée du Conseil fédéral de financer avec ces 600 millions avant tout
la garantie des risques à l’exportation (GRE) peut conduire à affaiblir le
processus de réforme vers une économie de marché au lieu de le renforcer.
En effet, les liens économiques entre la Suisse et les pays de l’ex-URSS
ont été jusqu’à présent fortement marqués par le système d’économie planifié. Ces garanties sont donc plutôt "une poursuite du sytème d’économie
planifié avec l’argent des contribuables suisses", écrit la Communauté de
travail. (apic/com/mp)