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    Avec le soutien de nombreuses personnalités

    Suisse: pétition contre l’exclusion des Tsiganes (210194)

    Morges, 21janvier(APIC) Selon les chiffres officiels, 35’000 Tsiganes

    (Jenisches) vivent aujourd’hui en Suisse, dont 5’000 sont encore nomades.

    Titulaires du passeport rouge à croix blanche, ils partagent les mêmes

    droits et devoirs que tout citoyen helvétique. En tant que minorité ethnique, leurs droits sont cependant encore loin d’être reconnus. Pour faire

    entendre leurs revendications, ils viennent de lancer une pétition, appuyée

    par diverses personnalités, dont des représentants des Eglises suisses.

    Vanniers, ferrailleurs, rémouleurs, brocanteurs, rétameurs, les Jenisches exercent traditionnellement ces petits métiers aujourd’hui en voie de

    disparition. En raison de la conjoncture, leur situation économique, aggravée encore par de multiples entraves administratives, s’est fortement dégradée. Pour préserver leur mode d’existence, la "Radgenossenschaft", l’association des gens de la route, vient de lancer une pétition. Ce texte soutenu par de nombreuses personnalités, dont le pasteur Heinrich Rusterholz,

    président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse

    (FEPS), Mgr Pierre Mamie, évêque Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Hans

    Gerny, évêque de l’Eglise catholique chrétienne, demande aux autorités fédérales, cantonales et communales de prendre des mesures pour mettre un

    terme à l’exclusion des Tsiganes suisses.

    Outre la reconnaissance officielle de la minorité tsigane suisse, de sa

    culture et de ses droits, la pétition demande un accord intercantonal régissant l’octroi d’une patente unique valable sur l’ensemble du territoire

    suisse et l’aménagement dans chaque canton de places de stationnement réservées aux gens du voyage. Les problèmes croissants rencontrés par son

    peuple ont conduit May Bittel, pasteur évangélique, à devenir l’un de ses

    porte-parole auprès des autorités suisses. Il siège également à la Commission des droits de l’Homme des Nations-Unies. "Un pays sans Tsiganes, n’est

    pas un pays libre", aime à citer May Bittel. "Je crois que ce n’est pas

    notre manière de vivre qui dérange, mais notre liberté." La Mission tsigane, à laquelle il est rattaché, compte près de 500 membres en Suisse et

    500’000 dans le monde. (apic/spp/mp)

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