"La conscience est indivisible"
Lausanne, 13décembre(APIC) Dans une lettre adressée le 6 décembre au Conseiller fédéral Kaspar Villiger ainsi qu’à tous les Conseillers nationaux,
Pax Christi fait part de son opposition à la modification du code pénal militaire (projet Barras) qui est présentée, déclare le mouvement dans un
communiqué, comme un solution sur le chemin de la discrimination de l’objection de conscience. Le mouvement catholique pour la paix rappelle qu’en
1987 déjà, il s’était opposé à cette modification
Plusieurs motifs sont avancés par Pax Christi pour justifier sa position: "La discrimination entre réfractaires (motifs politiques) et véritables objecteurs (motifs religieux ou éthiques) est maintenue. En tant que
mouvement catholique, relève le communiqué, Pax Christi ne peut admettre
que l’on divise et juge la conscience. "Elle est indivisible"; l’objection
de conscience reste dans les mains des tribunaux militaires et ne perd donc
pas son caractère criminel; le projet Barras remplace les peines de prison
pour les "bons" objecteurs par une astreinte au travail trois fois plus
longue, subie en dehors de l’univers carcéral, mais à ne pas confondre avec
un service civil.
"La non-inscription dans le casier judiciaire de l’objection de
conscience n’est qu’une toute petite consolation dans tout ce catalogue de
mesures inadmissibles", dit encore Pax Christi, qui rappelle que plus d’un
million de citoyens suisses se sont prononcés en faveur d’une Suisse sans
armée et pour une politique globale de paix lors de la votation du 26 novembre dernier. Selon Pax Christi, refuser le projet Barras et s’engager
pour un véritable statut de l’objection de conscience et pour un service
civil comme alternative au service militaire sont des conséquences à tirer
du dernier vote sur l’armée par les parlementaires. (apic/com/pr)