Suisse: offices oecuméniques le dimanche (070292)
Berne, 7 février(APIC) La déclaration de la commision oecuménique de la
Conférence des évêques suisses (CES) concernant les offices oecuméniques le
dimanche a été reçue "avec satisfaction et un grand intérêt" par les
protestants, a constaté Eduard Wildbolz, président de la Commission pour
l’oecuménisme de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse
(FEPS).
La commision catholique précisait: "Il existe de bonnes raisons, en certaines occasions, de mettre un office oecuménique le dimanche. Bien que
l’obligation de participer à l’Eucharistie reste le premier devoir, on admet que la participation à un culte oecuménique pourrait rendre impossible
la participation à la célébration eucharistique".
Dans une prise de position publiée jeudi, Eduard Wildholz constate que
la commision de la CES a cherché à peser soigneusement le pour et le
contre. "Le devoir domininical et le devoir de participer à un office
oecuménique sont comparés. Parce que ces deux devoirs sont égaux dans leur
signification, on arrive à une situation où il faut décider. Les chrétiens
doivent choisir dans la liberté et la responsabilité. Cela ne doit
engendrer ni culpabilité ni mauvaise conscience."
Ces dispositions apportent un grand soulagement à beaucoup de communautés: "Les services religieux d’autres communautés et en particulier les
services oecuméniques sont reconnus. Pour les communautés, il sera plus facile de répondre aux exigences de l’oecuménisme au-delà le l’activisme social, dans leur vie normale. Cela ne sera plus un fait exceptionnel de
rester davantage ensemble", a souligné Eduard Wildbolz. Le président de la
commission de la FEPS espère qu’on fera un bon usage de ces dispositions,
et que les offices oecuméniques deviendront bientôt une forme tout à fait
normale de célébration.
Dans une remarque supplémentaire, Eduard Wildbolz a fait part de son
étonnement face au langage de la commission épiscopale. "Pour une sensibilité évangélique, il est presque accablant de parler seulement de devoir.
Le non respect de ce devoir conduit à une faute qui doit être pardonnée.
Pour la sensibilité évangélique, nous sommes invités au culte. Nous tenons
le culte avec ses prières, la parole de Dieu et la cène pour une grande
chance de rencontrer Dieu. Personne n’y est obligé. Dans la liberté tous
reconnaissent qu’il sont les bienvenus". (apic/eg/mp)