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    Les professionnels tirent la sonnette d’alarme

    Suisse: Manque d’organes pour la transplantation

    Zurich, 17 janvier 2002 (APIC) Le manque d’organes à des fins de transplantation reste criant en Suisse, selon les spécialistes. Les donneurs, déjà peu nombreux, ne cessent de diminuer depuis trois ans. Le milieu de la transplantation en Suisse tire la sonnette d’alarme.

    La Suisse compte environ 100 donneurs chaque année, a indiqué jeudi Petra Bischoff, coordinatrice de transplantation de l’hôpital de lÎle à Berne. Le nombre de personnes qui refusent la transplantation n’est pas enregistré.

    Au 1er janvier 2001, la liste d’attente incluait 468 patients. En 2000, 50 personnes sont mortes pour ne pas avoir obtenu à temps un organe qui aurait pu les sauver.

    La plupart des Suisses (80%) sont pourtant favorables à la transplantation, selon une étude réalisée à la fin des années 90, citée par Petra Bischoff. Mais seuls 11% d’entre eux ont en leur possession une carte de donneur.

    Le milieu de la transplantation en Suisse, qui compte Swisstransplant, la fondation suisse pour le don et la transplantation d’organes, différents médecins et les organisations de personnes transplantées, a décidé de réagir en lançant "sharelife", une plate-forme d’informations pour le grand public.

    La première réalisation de ce groupe de travail est un site Internet, sponsorisé par une firme pharmaceutique américaine. D’autres projets suivront, visant tous un seul but, selon Andrea Schaefer, présidente de l’association suisse des transplantés rénaux: l’augmentation des dons d’organe.

    Les délais d’attente peuvent varier selon les organes concernés. Une personne à la recherche d’un rein peut attendre trois ans, ce qui n’est pas le cas pour un coeur ou un foie, où la transplantation doit intervenir souvent très rapidement. (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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