Suisse: les trente ans du centre social protestant Vaudois (040991)
Lausanne, 4septembre(APIC) "Le rire, c’est comme les essuie-glace, cela
permet d’avancer, mais cela ne supprime pas les pluies du malheur". Telle
est la citation de Gerard Jugnot par laquelle l’actuel directeur du centre
social protestant vaudois, le pasteur Daniel Pasche, a ouvert la cérémonie
du 30e anniversaire du CSP, mardi 3 septembre sur la place Arlaud, Lausanne. "En effet, nous avons besoin de faire la fêt pour nous permettre d’avancer au milieu de toutes les pluies que nous traversons quotidiennement."
Plusieurs orateurs ont tenu à rendre hommage à l’action du CSP: Mme Yvette
Jaggi, syndique de Lausanne, M. Daniel Schmutz, conseiller d’Etat vaudois,
et le pasteur Jean-Paul Perrin, président du Conseil synodal de l’Eglise
réformée vaudoise.
Il revenait à la présidente du CSP, Mme Cathérine Bridel, de prendre en
premier la parole pour situer cet anniversaire dans la perspective qui guida ées èopmmoers, il y a trente ans. Et de citer la fondatrice de l’oeuvre,
Mlle Renée Demi ville, qui écrivait en 1958: "Je rêve d’une maison qui serait l’outil adapté de notre temps et dont nous avons besoin". La présidente, faisant l’inventaire des nombreuses activités du CSP, et face à la multiplicité des situations auxquelles ses collaborateurs sont confrontés,
souligna "l’exigence de vérifier sans cesse si l’outil est bien adapté à
nos besoins et à notre temps. Aujourd’hui comme il y a trente ans, le CSP
doit pouvoir continuer à s’appuyer sur la compétence et sur l’expérience de
porteurs de projets agfissant avec foi et audace".
"De CS CS, salut", s’exclama le président du Conseil synodal l’intention
du Centre social. Le pasteur Jean-Paul Perrin rendit au hommage au CSP, cet
enfant de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. "Il faut dire
que souvent, les enfants éduquent leurs parents...comme le CSP ----l’Eglise. Le pasteur Perrin souligna que l’Eglise sait parler. !iol lui arrive de
me parler jusqu’à ce qu’elle ait quelque chose à dire. Le Centre social,
lui, agit et sait travailler avec les restes pour les restes-pou-compte".
La syndique de Lausanne, Mme Yvette Jaggi, loua la souplesse avec laquelle le CSP sut toujours évoluer pour adapeter "l’offre à la demande".
Mais le plus intéressant, à mes yeux, réside dans la capacité de protestation de cette institution qui n’a rien perdu, malgré la maturité et la sérénité de ses trente ans, de sa virulence". La syndique souhaita au CSP de
pouvoir continuer dans cette attitude qui sait tirer les conséquences de
l’indignation. "La capacité de se mobiliser pour une cause, c’est trés vivant, c’est aussi très debout".
Au nom du Conseil du canton de Vaud, M. Daniell Schmutz souligna "la
qualité de l’engagement et l’originalité renouvelée de l’équipe de
collaborateurs du CSP". Pour lui, le rôle de pionnier du CSP ne postule pas
que l’Etat