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    La politique de développement exige de changer de cap

    Suisse: Les œuvres d’entraide recommandent un triple oui le 24 septembre 2000

    Berne, 16 août 2000 (APIC) Swissaid, Action de Carême, Pain pour le Prochain, Helvetas et Caritas recommandent de glisser un triple oui dans l’urne le 24 septembre. C’est la seule manière de prendre en compte le changement climatique de la planète et ses conséquences, qui affectent déjà les pays en développement, a expliqué la Communauté de travail des œuvres de travail, mercredi à Berne. Des experts du Kenya et des Philippines ont souligné, exemples à l’appui, l’urgence d’un changement de cap en matière d’énergie.

    "La politique de développement exige que la Suisse amorce un virage en matière d’énergie", a expliqué Rosmarie Bär, de la Communauté de travail des organisations de développement. L’enjeu de la votation dépasse de loin la "pingrerie" autour des 0,5 ou 0,3 centimes de la taxe d’incitation. Il en va de la contribution de la Suisse à l’approvisionnement en énergie non renouvelable à l’échelle du globe, a-t-elle poursuivi.

    Elle a dénoncé les conséquences pour les pays en développement du réchauffement de l’atmosphère, provoqué les pays industrialisés qui gaspillent les sources d’énergie fossile. La taxe d’incitation soumise à la votation est primordiale pour réduire les émissions de gaz carbonique. L’initiative solaire et la taxe d’incitation encourageraient en outre un foisonnement d’innovations technologiques dont les pays en développement pourraient profiter.

    Soutien de climatologues du Sud

    Les organisations de développement ont reçu le soutien de deux climatologues du Sud. Grace Akumu, du Climate Network Africa au Kenya, et Sam Ferrer du même réseau en Asie du Sud-Est et aux Philippines ont relevé que les changements climatiques prenaient des proportions alarmantes dans leurs pays. Au Kenya, depuis plusieurs années, des phénomènes climatiques extrêmes entraînent de sérieux problèmes économiques et sociaux. Grace Akumu appelle la Suisse et les autres pays industrialisés à déclarer la guerre au changement climatique et à fournir davantage d’appui technique et de moyens financiers aux pays en développement. Sam Ferrer a quant à lui évoqué les nombreux projets, dans les pays du Sud, de production alternative et d’amélioration de l’exploitation de l’énergie.

    Etats rayés de la carte par la montée de la mer

    Le président de la Communauté de travail des organisations de développement, Bruno Riesen, a finalement rappelé que l’élévation du niveau des mers menaçait de rayer de la carte les petits Etats insulaires du Pacifique. Il a signalé que le premier ministre de Tuvalu s’était vu contraint, en février dernier, à demander aux Iles Fidji, à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie de prévoir des places d’évacuation pour les quelque 11 000 habitants de son pays. Bruno Riesen estime que pour sauvegarder "le cadre de vie de ces populations, la Suisse doit impérativement changer de cap en matière d’énergie le 24 septembre prochain. (apic/com/mjp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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