Suisse: les enfants au centre de l’Action (151190)
Lancement de trois pétitions soumises aux fidèles
Berne/Fribourg, 15novembre(APIC) Comme ces dernières années, le groupe de
travail "Droits de l’homme" de la Commission épiscopale "Justice et Paix"
et son pendant de la Fédération des Eglises protestantes de la suisse
(FEPS), proposent une réflexion dans le cadre de l’action des Eglises pour
la Journée des droits de l’homme, qui sera célébrée le 10 décembre. Une date qui marque l’anniversaire de la signature de la Déclaration universelle
des droits de l’homme (10 décembre 1948). L’action des Eglises a pout thème
cette année "La dignité humaine commence par les enfants".
Le groupe de travail des deux commissions propose aux paroisses de prévoir lors d’un culte ou d’une messe du temps de l’Avent une réflexion sur
les droits de l’homme, mais aussi trois pétitions à soumettre aux fidèles.
L’une s’adresse au général Chatichai Choonhawan, premier ministre de Thaïlande; elle a trait à la prostitution enfantine et demande à ce pays de ratifier la Convention sur les droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 décembre 1989; la deuxième pétition, à l’attention des parlementaires fédéraux, demande à ces derniers de s’engager
afin que la Suisse ratifie cette même Convention; la troisième, proposée
par la section suisse d’"Amnesty International", est adressée à la présidence de la République du Guatémala. Elle exige la nomination dans ce pays
d’une commission d’enquête sur les enfants victimes d’exécutions extrajudiciaires et d’autres formes de violence.
Prostitution et exploitation des enfants en Thaïlande, violence et massacres d’enfants des rues au Guatémala... Bien d’autres pays dans lesquels
les droits de l’enfants sont bafoués pourraient être cités. La liste est
longue. Trop longue. Ces dernières années, relèvent dans un message commun
écrit à l’occasion de cette Journée Mgr Joseph Candolfi, président de la
Conférence des évêques suisses, Heinrich Rusterholz, président de la FEPS,
et Hans Gerny, évêque de l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, "le
monde est devenu plus agressif et plus anonyme, plus dangereux aussi pour
le développement des enfants et des jeunes. Pour que l’enfant d’aujourd’hui
soit pleinement respecté, pour qu’il puisse demain assurer ses responsabilités dans une société libre, il faut que ses droits à l’épanouissement et
au développement de ses dons soient garantis".
Qu’attend donc la Suisse pour ratifier la Convention?
Pour les trois co-signataires du message, "l’intérêt supérieur de l’enfant doit aussi être une préoccupation primordiale des Eglises". Une préoccupation que ne semble guère partager la Suisse, elle qui refuse encore et
toujours de ratifier la Convention. Pourquoi? Puissent les parlementaires
fédéraux répondre à la question lorsqu’il s’agira d’en débattre ouvertement
après la remise de la pétition.
Une pétition soutenue par les Eglises au même titre que les deux autres.
Le message des Eglises demande en effet de tout mettre en oeuvre pour que
cette décennie porte des fruits pour les enfants. Elles invitent les fidèles à y contribuer en utilisant, pour l’un des services religieux de
l’Avent, les pétitions et autres documents adressés à toutes les paroisses
catholiques-romaines, protestantes et catholiques-chrétiennes de Suisse.
Quatre organisations ont participé à la préparation de l’Action de cette
année: l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Amnesty International, section suisse, Pax Christi et Christian Solidarity International (CSI). (apic/pr)