Suisse: les Ecoles catholiques acceptent le défi européen (251092)
Flüeli-Ranft, 25octobre(APIC) Plus de soixante membres de la Conférence
des Institutions et des Ecoles catholiques de Suisse ont tenu leurs assises
de jeudi à samedi au Flüeli-Ranft, dans le caton d’Obwald. Au programme:
l’Europe et son impact sur l’enseignement et l’école. Pour les participants
et les intervenants, qui ont accepté le défi européen, l’Europe peut permettre aux Institutions et Ecoles catholiques de garder une identité suisse
tout en s’ouvrant au monde entier. Le point final de ces assises a été apporté par le cardinal Henri Schwery, évêque de Sion.
Pour Gilbert Caffin, principal conférencier de ces journées, représentant permanent de l’Office international pour l’Enseignement catholique et
coordinateur des 45 Organisations d’Education non gouvernementale auprès du
Conseil de l’Europe, il importe de se préparer, en Europe, en faveur d’une
éducation à la solidarité commune des cultures..., "dans la diversité globale et universelle". Selon lui, dans la pensée européenne de la formation,
l’unification de l’enseignement ne se discute pas.
Autre conférencier, Joseph Baumann, collaborateur du Secrétariat de la
Conférence des Directeurs cantonaux des Départements de l’Instruction publique, qui s’est exprimé sur les effets que l’EEE auraient sur l’éducation
et la formation en Suisse, a relevé pour sa part que l’enseignement n’a que
peu de place dans les articles du Traité. Reste, a-t-il dit, que la liberté
de déplacement des travailleurs et de leur famille pourra avoir des conséquences indirectes sur l’éducation scolaire.
Selon lui, si la réglementation de l’EEE au sujet de la formation générale et professionnelle ne pose pas de contraintes immédiates, il ne faudra
pas sous-estimer les répercussions indirectes, même "si la comparaison des
différents systèmes d’éducation peut faire aboutir à une révision des systèmes d’enseignement cantonaux". A ce propos, le conférencier a mis en
garde l’opinion qui veut que les contraintes viennent de la CE ou de l’EEE:
"La révision de l’ordonnance sur la maturité fédérale est due à une situation mondiale qui a changé et aux exigences internationales qui dépassent
le cadre européen".
Appel à la solidarité et au sens de la justice
Quant au cardinal Schwery, il a déclaré qu’il incombe surtout aux éducateurs et éducatrices chrétiens de donner une âme à l’Europe. "La spécificité des Ecoles catholiques, a dit l’évêque de Sion, se manifeste dans la
proclamation de Jésus-Christ, dans la synthèse de la foi et de la culture,
dans la synthèse de la foi et de la vie". Mgr Schwery a conclu en faisant
appel au sens de la justice et de la solidarité des chrétiens suisses.
"Pourquoi le niveau de vie d’un Portugais doit-il être plus bas que celui
d’un Suisse?" .
Secrétaire de la Fédération des Ecoles catholiques de Suisse, Bruno Santini Amgarten a de son côté présenté le modèle des Ecoles européennes, sur
la base d’un projet du Comité européen de l’Enseignement catholique, auquel
se sont intéressés jusqu’à présent 14 écoles de différents pays. En Suisse,
ce sont principalement des écoles romandes qui ont marqué un intérêt au
projet appelé à apporter une contribution à l’Europe en construction.
(apic/rmb/pr)