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    Le crucifix dans les écoles le dérange

    Suisse: le Tribunal donne raison à un libre penseur (270990)

    Fribourg, 27septembre(APIC) Le crucifix dans les salles d’école dérange.

    Le Tribunal fédéral a donné raison mercredi à un libre penseur contre la

    commune tessinoise de Cadro. Dans son jugement, il a estimé que la présence

    d’un crucifix dans une salle d’école primaire était contraire à la neutralité confessionnelle imposée aux écoles publiques par la Constitution fédérale. Cette décision, largement répercutée par la presse, n’est pour l’instant pas officiellement commentée par les Eglises. "On attend de prendre

    conaissance des considérants du TF", relève-t-on à l’Evêché de Fribourg et

    à celui de Lugano, en l’absence de Mgr Eugenio Corecco. Aucun commentaire

    non plus n’est pour l’instant fait du côté de la Fédération des Eglises

    protestantes de Suisse (FEPS)

    Le "jugement" de la 1re Cour de droit public à Lausanne, prononcé par 3

    voix contre 2, met ainsi un terme à six ans de procédure en rejetant l’ultime recours déposé par la commune de Cadro, qui entendait maintenir la

    tradition de la présence d’un crucifix dans les salles de cours. L’affaire

    avait été déclenchée par un citoyen de Cadro, qui s’en était pris à la pose

    du crucifix dans un nouveau centre scolaire en invoquant la liberté de

    conscience et de croyance, la neutralité de l’enseignement public, ainsi

    que l’égalité de traitement. Des arguments qu’avait admis le Tribunal administratif tessinois, d’où le recours de la commune, avant que le gouvernement cantonal ne se prononce en faveur du maintien du Crucifix.

    Le débat avait ensuite été porté devant le Conseil fédéral. En 1988, celui-ci donnait raison à la commune. Un an plus tard, saisi par le principal

    opposant, l’Assemblée fédérale cassait la décision et renvoyait le dossier

    au Tribunal fédéral.

    L’argument de la minorité de la Cour fédéral selon lequel le maintien de

    la tradition aurait évité de troubler la paix confessionnelle n’a pas pesé

    lourd face à l’argumentation de la majorité qui a estimé que le crucifix

    représente un symbole de la religion chrétienne dominante, plus particulièrement de l’Eglise catholique. Pour la majorité de cette Cour, ce symbole

    affiché en permanence peut influencer les élèves, surtout s’ils sont très

    jeunes et pas encore formés sur le plan religieux. (apic/pr)

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