Suisse: le bon usage du temps dans notre société (161090)
Berne, 16octobre(APIC) La qualité de la vie ne dépend pas seulement de la
possession de biens matériels, mais aussi d’un certain "bien-être temporel". Pouvoir organiser son temps en disposant d’une certaine autonomie est
une aspiration de beaucoup de personnes aujourd’hui, trop souvent stressées
par un rythme de vie éprouvant. La brochure "Prendre le temps, quelques
thèses sur l’usage du temps dans notre société", publiée par la Commission
nationale Justice et Paix, aborde ce point crucial dans la vie sociale actuelle.
Par cette brochure, Justice et Paix souhaite mettre en lumière certains
problèmes liés au temps et proposer certaines solutions. De plus en plus de
personnes en effet ressentent un réel malaise devant le temps qui coule ou
"ce temps qui nous échappe". Mais également lorsqu’elles réalisent soudain
que le temps sur la terre est limité.
La première partie de cette étude propose une analyse de la problématique actuelle. Les auteurs arrivent à la conclusion que les contraintes et
les besoins temporels constituent une forme de violence trop peu prise en
compte. C’est pourquoi ils reviennent sur l’option pour la non-violence que
la Commission Justice et Paix a déjà proposée dans de précédentes études.
Une humanisation du temps ainsi qu’une juste répartition du bien-être temporel sont les orientations éthiques données en vue d’une approche non-violente du temps.
Les conséquences pratiques qui découlent de cette option touchent autant
l’organisation individuelle du temps que la mise en place d’une politique
du temps dans notre société. Justice et Paix souhaite ainsi que le bénévolat soit reconnu comme temps passé au service de la société, que toutes les
couches de la population, les femmes comme les hommes, aient droit à un
temps libre équitable. Il est souhaitable également que la répartition du
temps de travail ne se fasse pas au détriment des travailleurs et qu’il
soit tenu compte des limites écologiques des gains de temps effectués dans
les transports publics ou la production.
Les deux dernières approches proposées par la brochure considèrent le
dimanche comme une contribution du christianisme à l’humanisation du temps.
Justice et Paix demande fermement que l’interdiction de travailler ce jourlà reste une condition-cadre pour notre économie. Cette exigence ainsi que
d’autres affirmations de cette brochure peuvent être considérées comme des
prises de position de Justice et Paix sur la révision en cours de la loi
fédérale sur le travail.
Comme le signale dans son avant-propos Andrée Bailat, présidente de Justice et Paix, "le groupe qui a rédigé cette brochure a choisi la formule
des thèses commentées. Cela ne veut pas dire que les différentes thèses
doivent être examinées de manière isolée. Elles s’insèrent plutôt comme des
petites pierres dans une mosaïque et doivent toujours être vues dans une
perspective d’ensemble".(apic/com/ba)
Cette brochure de 53 pages est disponible en français, allemand et italien
(dès la mi-novembre) au secrétariat de Justice et Paix, case postale 6872,
3001 Berne.