Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Caritas pour un revenu minimum vital

    Suisse: la législation sociale doit être réorganisée (060291)

    Zurich, 6février(APIC) Il faut introduire un revenu minimum vital (RMV)

    pour combattre la pauvreté due à des raisons structurelles : c’est la conclusion d’une session qui a réuni récemment à Zurich des travailleurs sociaux de Caritas Suisse, Kovive, la Fédération suisse des familles monoparentales et la Paulus-Akademie de Zurich. Les participants ont insisté sur la

    nécessité de réorganiser la législation sociale helvétique afin d’assurer

    une protection sociale suffisante à tous les citoyens, précise un communiqué de Caritas Suisse.

    "Aujourd’hui, l’aide sociale est accordée en fonction des causes individuelles de la pauvreté et non pas selon les besoins de la personne en

    question", ce qui fait que beaucoup "tombent entre les mailles" du filet

    social, a relevé Thomas Mächler, de Caritas Suisse. De son côté le professeur Pierre Gilliand, de l’Université de Lausanne, a demandé que le système

    de protection sociale soit réorganisé; "cette réorganisation n’entraîne pas

    nécessairement une augmentation des coûts sociaux", a-t-il ajouté.

    La Suisse est en état de financer un RMV

    D’après l’économiste Martino Rossi, de l’Institut de recherche économique du canton du Tessin, un RMV fixé à 1’500 francs est acceptable : il signifierait un coût global de 1,35 million de francs, c’est-à-dire un tiers

    du budget militaire de la Suisse. Pour Ueli Mäder, sociologue à l’Université de Bâle, "le RMV permettrait de rendre aux personnes défavorisées leur

    dignité. Elles auraient alors en effet droit à un revenu et non pas à une

    prestation de soutien". D’autre part, le RMV dégagerait le travail social

    dans la mesure où, n’ayant plus à s’occuper de résoudre des problèmes financiers, ce dernier pourrait se consacrer à d’autres activités plus essentielles.

    La session a permis d’aborder un autre aspect du problème: la protection

    sociale de la population qui n’exerce pas une activité rémunérée et qui par

    là même est exclue du système d’assurance sociale actuel. Un RMV garanti

    par l’Etat pourrait constituer un premier pas, mais ne saurait suffire, ont

    relevé les participants, convaincus que l’on ne pourra pas répondre aux défis sociaux qui se présenteront à l’avenir en amplifiant simplement les assurances sociales et l’assistance. (apic/com/ec)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus