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    à une naturalisation facilitée des jeunes étrangers

    Suisse: la Conférence des évêques suisses dit OUI (050594)

    Plaidoyer de Justice et Paix et de la SKAF

    Fribourg, 5mai(APIC) La Conférence des évêques suisses (CES) se déclare

    favorable Suisse: la Conférence des évêques suisses dit OUI (050594), et recommande aux citoyennes et citoyens de voter OUI le 12 juin prochain, en faisant

    valoir que "dans l’Eglise, il n’y a pas d’étrangers". A sa demande, ses

    deux commissions Justice et Paix et la Communauté catholique suisse de travail pour les étrangers et leurs problèmes (SKAF) ont élaboré un argumentaire à ce propos. Celui-ci souligne notamment qu’un OUI permettra aux jeunes étrangers qui ont grandi et reçu une formation en Suisse de participer

    à la vie politique.

    Tout en affirmant que notre avenir sera à construire ensemble, la CES

    est consciente du fait qu’un grand nombre d’étrangers concernés resteront

    désormais en Suisse. Il s’agit plus particulièrement des étrangers de la

    seconde génération. "Voilà pourquoi la CES soutien le projet soumis en votation" le 12 juin prochain.

    Le document des deux commissions de la CES constatent que les défenseurs

    d’une naturalisation plus facile des jeunes étrangers ainsi que les opposants sont unanimes à penser que la plupart des étrangers qui ont grandi en

    Suisse et y ont fréquenté les écoles "resteront de toute façon en Suisse".

    Il est évident que pour ces jeunes ce pays est leur milieu de vie... "C’est

    dans leur intérêt de coopérer à l’avenir de notre pays".

    Les commissions constatent également que beaucoup de ces jeunes étrangers désirent prendre une part plus grande à la vie politique en Suisse et

    partager la responsabilité politique à l’égard de notre pays. Le projet

    soumis au vote le 12 juin prévoit des lois cantonales de naturalisation

    pour les jeunes étrangers unifiées et des conditions financières allégées

    pour eux. "Il faut voir que normalement ces jeunes ne sont pas à même de

    pouvoir payer les taxes de naturalisation élevées (jusqu’à plusieurs milliers de francs) perçues pour la naturalisation ordinaire".

    En outre, précisent les commissions, beaucoup de jeunes ne sont pas en

    mesure de remplir les exigences sévères de naturalisation qui varient énormément selon les cantons. "Ainsi les prescriptions actuelles concernant le

    domicile avant la naturalisation empêchent souvent une formation solide.

    Car comme les autres jeunes, ils ont à changer de domicile pendant leur

    scolarité et lors de leur formation.

    Dans l’Eglise, il n’y a pas d’étranger

    Aux craintes que pourraient susciter la facilité de naturalisation: surpeuplement étranger, "fabrication" de suisses sur le papier, éléments culturels étrangers à la Suisse, les commissions font remarquer que les droits

    civiques suisses ne seront pas automatiquement accordés à chaque étranger

    mais seulement à ceux qui ont pris la décision claire et personnelle de

    demander la naturalisation; les jeunes étrangers qui désirent se faire naturaliser disent "oui" à un pays qu’ils connaissent comme leur nouvelle patrie où ils ont vécu depuis toujours. Elles font de plus observer qu’une

    des conditions essentielles à la naturalisation est qu’ils aient fait la

    plus grande partie de leur scolarité et leur formation en Suisse.

    "Pour nous chrétiens, il y a une règle de base: dans l’Eglise, il n’y a

    pas d’étrangers". Et les commissions de la CES de souligner: "Beaucoup de

    jeunes d’origine étrangère prennent part activement à la vie de nos

    paroisses. Ils font partie de groupements, travaillent dans les conseils de

    communauté et contribuent ainsi à rendre la communauté de l’Eglise plus

    vivante et plus variée. Avec l’Eglise et au-delà de l’Eglise, les jeunes

    étrangers font pleinement partie de notre société".

    Pour Justice et Paix et la SKAF, le "oui" au projet du 12 juin sera un

    "oui" à la Suisse de demain, préparée par les jeunes également. "Il prouvera que nous n’avons pas voulu seulement faire venir des forces de travail

    dans notre pays, mais bien plus des hommes et des femmes que nous respectons comme personne. Il prouvera que les citoyennes et citoyens et suisses

    disent "oui" à une Suisse accueillante qui ne se replie pas sur elle-même.

    (apic/com/pr)

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